L'oeil de l'éléphant | |
Un aperçu sous forme d'épilogueMon ami Sylvain, qui est en poste au Ghana, m'a demandé d'écrire pour son blog (http://www.ghana-mbi-a-kumasi.blogspot.fr/ ) un petit article où je présenterai à ses lecteurs, le Rwanda. Donc voici : Le Rwanda tout le monde connaît, au moins de nom.
Un nom qui fait frémir, qui évoque des moments parmi les plus noirs de l'Histoire de l'humanité. Après avoir vécu en République centrafricaine, notamment aux côtés de Sylvain, ma famille était ravie de savoir que j'allais aller ailleurs. En ayant fait miroiter un poste en Afghanistan rien ne pouvait être pire. Quand je leur ai annoncé que c'était le Rwanda, ils m'ont quand même regardé avec de grands yeux. Pour eux, le Rwanda, c'était pas vraiment mieux.
Alors pour situer un peu, ce petit pays grand comme la Bretagne et peuplé comme la région parisienne, a plusieurs particularités. Un peu en vrac les voici. Le lait et le miel y coulent à flot. C'est le pays le plus dense d'Afrique avec plus de 350 habitants au km². Les sacs plastiques sont interdits et on peut se faire fouiller à la frontière ou à la douane juste pour ça. Comme son voisin le Burundi, l'assemblée nationale est composée à 50% d'hommes et à 50% de femmes. Ils sont les champions du monde et ça c'est classe.
Le Rwanda est aussi surnommé « Le pays des mille collines » et à juste titre ; Kigali la capitale pointe à 1500 mètres d'altitude. Du nord au sud et de l'est à l'ouest, ce n'est que des monts et des vallées, partout, partout. En plein coeur de l'Afrique centrale, à quelques kilomètres de l'équateur, le paysage est vert toute l'année. La température est clémente mais il pleut quasiment un jour sur deux. Il s'agit le plus souvent d'averses qui ne durent pas mais le temps est toujours voilé et brumeux. Et c'est vraiment dommage car le pays est magnifique.
Ce pays est si beau qu'une légende rwandaise dit qu'après avoir créé le monde, Dieu l'a parcouru et a décidé de s'y reposer tous les soirs. Comme l'indique le titre de ce très bon film sur le Rwanda, le génocide aurait eut lieu « le jour où Dieu est parti en voyage ».
A propos de Génocide, en quelques mots il faut savoir qu'il a eut lieu entre le 6 avril et le 4 juillet 1994. En 100 jours, on compte environ 1 million de morts. Cela fait 10 000 morts par jour... Pour réaliser, je vous invite à comparer avec la couverture médiatique qui est faite chaque jour à travers le monde...
Je ne vais pas trop insister... Enfin sur un point malgré tout, la place de la France. François Mitterand a déclaré à l'époque « un génocide dans ces pays là, ce n'est pas trop important ». La France est coupable de génocide car elle a soutenu jusqu'au bout le gouvernement rwandais dans les massacres qu'il a perpétré contre sa propre population. François Mitterand et des membres du gouvernement Balladur avaient des intérêts, oh pas forcément au Rwanda, mais plutôt dans la région nord-est de la République Démocratique du Congo. Cette région du nord Kivu qui est, aujourd'hui encore, pillée par les «grands» pays du monde. Le néo-colonialisme est une réalité.
Je change pour un sujet plus léger. Le Rwanda a une histoire et une culture anciennes. Une monarchie a existé pendant plus de 300 ans. Comme pour les monarchies européennes celle-ci a mené des combats et les frontières n'ont cessé d'évoluer. Les rois vivaient dans un palais, une cour les suivait également partout où ils allaient.
La société rwandaise était constituée de sortes de castes. Il y avait les Hutu qui étaient les paysans et il y avait les Tutsi qui étaient les éleveurs (de vaches surtout, celles qui ont de grandes cornes en forme de lyre sont presque sacrées). Il y avait de la mobilité sociale (un peu). Des Hutu pouvaient devenir Tutsi, et inversement. Il suffisait d'être propriétaire d'un certain nombre de vaches.
A l'arrivée du colon (belge cette fois), les blancs ont essayé de comprendre cette organisation, sans succès... Alors ils ont figé ces différences en les inscrivant sur les cartes d'identité. Les rwandais devenaient alors Hutu ou Tutsi de père en fils et de père en fille. Les belges, puis les français ont joué de cette opposition. Ce qui a entraîné ce que l'on sait aujourd'hui. Aujourd'hui le roi est toujours vivant, il s'est exilé en 1959 après quelques mois de règne. La succession royale va définitivement s'arrêter là car le roi ne compte rentrer au Rwanda si ce n'est pas pour récupérer son trône. Et le pouvoir en place ne programme pas du tout un changement de constitution.
Le Rwanda est un pays magnifique et fascinant, à l'histoire aussi mouvementée que sa géographie. Il se remet peu à peu de ses blessures et Kigali, la capitale, à l'ambition de devenir un hub pour les services et le tourisme pour toute la région Afrique de l'est. Pour intégrer au mieux l'Afrique de l'Est, qui est composée de pays anglophones comme le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie. Le Rwanda qui était plutôt francophone, a décidé de changer en quelques mois la langue d'enseignement. Depuis 2008 les élèves ont leurs cours dans un anglais, souvent de mauvaise qualité. Et si les profs ne le maîtrisent vraiment pas ils font leurs cours en kinyarwanda, qui est la langue nationale, commune à tous les rwandais.
Aujourd'hui la situation de la langue étrangère est critique. Le français est parlé par certaines élites qui veulent que celui-ci soit réhabilité. Les anglophones sont favorisés dans les administrations sans qu'ils soient ni les plus compétents, ni ''fluent''. Beaucoup de parents faisant partie de la classe moyenne qui se développe, souhaitent que leurs enfants apprennent d'abord le français, car jugé plus compliqué que l'anglais. Et que dans un second temps l'anglais soit étudié. Les écoles privées et les cours particuliers donnant une place importante au français sont très prisées.
Moi je ne fais pas dans l'enseignement comme Sylvain, je « range des livres » comme il dit. J'ai travaillé un an et demi comme responsable de la Médiathèque de l'Institut français à Kigali et suis rentré il y a quelques semaines en France. Alors cet article écrit pour le blog de Sylvain (Ghana mbi à Kumasi http://www.ghana-mbi-a-kumasi.blogspot.fr/), vient aussi clore d'une certaine manière le mien. Gus Le début de la finJour pour jour, dans 4 mois je quitterai le Rwanda pour voguer vers de nouveaux horizons. En attendant il faut tirer un petit bilan de cette mission après 16 mois et sur tous les plans c'est un succès !! Autant d'un point de vue personnel que professionnel. Le Rwanda est un endroit manifique où la culture et les rencontres sont très riches. Je vous invite à aller y faire un tour, vous serez bien accueillis. Et n'hésitez pas à passer par la bibliothèque sur la colline de Kacyiru, près de l'Ambassade des Etats-Unis, vous serez surpris. Au premier étage mon collègue Olivier vous présentera l'American Corner et je vous présenterai l'Espace francophone.
Un jour où l'autre
Depuis que je suis expatrié et que je travaille plus ou moins directement pour l'Ambassade de France, certaines dates ont pris de l'importance. Le 8 mars par exemple, le monde entier célèbre la journée des droits de la femme. Cela ne signifiait pas grand chose pour moi et le 20 mars, journée internationale de la francophonie, pas plus. Nous n'avions pas à l'école de célébrations pour ces journées, je me souviens d'avoir participé à un concours sur la résistance mais pas à des célébrations aussi internationales. Je trouve cela dommage de ne pas permettre aux enfants français d'être sensibilisés à ces questions là. La question sur les droits de la femme et sur l'égalité des genre, s'ils ne sont pas traités en France vont laisser la population dans une sorte de joie béate d'appartenir à une société où l'égalité règne. Ce qui n'est définitivement pas le cas, la différence de salaire, les différences de traitement au quotidien (je pense au machisme, ou au harcèlement), le manquement cruel d'égalité dans la représentation politique. 20 % de députées et de sénatrices ! Au Rwanda la parité au parlement est un fait. 50 % d'hommes, 50 % de femmes. Cela nous montre bien que la volonté politique peut avoir un poids, d'autant plus que la partie n'est pas encore gagnée, cette représentation politique équitable est un pas en avant, mais pas encore le bout du chemin, loin de là. Bref, une « journée de la femme » célébrée réellement en France aurait le mérite de poser les bonnes questions et de mettre en avant le chemin qu'il reste à faire.
Pour ce qui concerne la francophonie, je trouve qu'il peut être sympa de montrer aux enfants que la langue qu'ils utilisent tous les jours n'est pas propre à la France, qu'elle ne leur appartient pas même s'ils la maîtrisent. Les français ne sont pas les plus nombreux à parler la langue française, loin de là d'ailleurs. Du fait de notre passé colonial, l'Afrique regroupe la majorité des francophones. Et sans rentrer dans la politique je pense qu'il y a de belles choses à promouvoir en participant à ces événements de promotion de la francophonie. Il m'est arrivé en Centrafrique et au Rwanda d'entendre certains français de mes collègues, se plaindre du niveau de langue des centrafricains ou des rwandais. Mais il faut bien comprendre que ce sont ces expressions qui enrichissent le français. Le premier exemple qui me vient à l'esprit est le néologisme des « sapeurs » de Brazza. Il s'agit autant d'une manière de vivre, que de s'exprimer. Les « sapeurs » sont ceux qui accordent de l'importance à la sape, les vêtements. Un article sur Rue89 : http://blogs.rue89.com/les-plans-culture-de-la-redac/2013/01/21/les-sapeurs-de-brazzaville-soyez-elegants-au-lieu-de-faire-la-guerre-229452 Le deuxième exemple qui me vient, et qui montre l'appropriation de la langue de Molière, est cette façon de parler le français emprunt d'un fort respect. En France notre français a évolué d'une certaine manière et dans les pays d'Afrique francophone, le français a lui aussi évolué en gardant de nombreuses expressions et mots qui peuvent nous sembler aujourd'hui désuets. C'est le charme du français, une langue riche et complexe, qui ne se maîtrise véritablement qu'au contact de ceux qui la parle.
Défendre le français dans le monde c'est aussi défendre un anticonformisme. L'anglais est beau, facile, fluide et chantant. Il est temps qu''il soit véritablement parlé par les français. Il est d'ailleurs temps que la France s'ouvre sur le monde et sur les autres. L'exception française n'existe pas et nous souffrons d'une réputation exécrable à l'étranger, la faute à notre manière de nous désintéresser de ce qui nous entoure. un million
« Un mort est une tragédie, un million de morts une simple statistique » Wole Soyinka
J'ai lu cette citation dans le livre d'Abdourahman A. Waberi « Moisson de crânes », il utilise cette citation de Wole Soyinka, auteur nigérian et prix Nobel de Littérature en 1986. Je ne sais que penser de cette citation, un million, un million, un million... un million ça sonne et ça résonne dans la tête, ça reste sur la langue, quelque soit le sujet dont on parle.
Je me souviens d'un professeur d'histoire qui nous parlait des nombres utilisés dans la Bible et l'interprétation que l'on en fait aujourd'hui. Dans l'Apocalypse, les sauvés qui auront accès au paradis seront au nombre de 144 000, soit les 12 000 enfants descendants des 12 tribus d'Israël. Les estimations du nombre d'humains ayant peuplés la Terre s'élèvent à environ 100 milliards. Autant dire qu'on (je m'inclus dedans) peu de sauvés... En dehors de cette remarque constructive, le professeur nous faisait remarquer que le chiffre de 144 000 était plutôt symbolique, il indiquait la « multitude ». Je suis plutôt de son avis, d'autant plus que les symboles, les images et les paraboles sont courantes dans les textes sacrés. J'en profite pour faire un petit big-up à tous ces intégristes, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent parce qu'il faut vraiment être con pour prendre tout ce qui est dit dans la Bible au pied de la lettre. Je prends juste un exemple très simple que l'on peut lire dans le Lévitique, chapitre 19, verset 19
« Tu n'accoupleras point des bestiaux de deux espèces différentes; tu n'ensemenceras point ton champ de deux espèces de semences; et tu ne porteras pas un vêtement tissé de deux espèces de fils ».
Alors je ne sais pas vous pour les animaux qui s'accouplent mais pour ce qui est du champ et ce qui concerne les vêtements, y a un paquet d'entre nous qui ne verrons pas le Paradis, moi y compris, je viens de sortir des 144 000...
Pour revenir à cette phrase de Soyinka, cela m'a touché, choqué aussi. Ici au Rwanda, on ne voit pas ce million de morts, mais il se sent, il se perçoit. Le Génocide et les guerres qui se sont suivies dans la région pèsent très lourd dans les cœurs des gens que l'on côtoie. C'est dur de dire qu'il s'agit d'une simple statistique quand les familles et les proches de mes amis contribuent à faire de ce million, cette multitude, une réalité. J'ai réalisé peu à peu, en côtoyant cette réalité, mais finalement je suis très loin d'avoir la moindre idée de ce qu'est la réalité. Rien qu'à voir que depuis deux ans en Syrie, des dizaines de personnes continuent de mourir chaque jour sous les bombes gouvernementales, dans les combats qui opposent rebelles et loyalistes. Chaque jour les chiffres tombent, ils rythment chaque matin nos petits déjeuners en écoutant la radio, en lisant les journaux ou en regardant la télé. De temps en temps le dynamisme prend du recul en rappelant le total des morts depuis le début des revendications, nous en sommes à plus de 70 000... toujours difficile de réaliser. De comprendre pourquoi ils habitent encore les villes qui sont bombardées, de réaliser comment ils (sur)vivent, comment ils travaillent, comment ils font pour garder l'espoir. Je me dis que justement il n'y a pas d'espoir, lorsque l'on vit dans ces conditions, on attend le moment où l'on va mourir. L'échappatoire n'existe pas. La maison familiale, cet espace de liberté et de protection illusoire est le seul réconfort. Mieux vaut mourir chez soi, que sur les routes. Mieux vaut mourir avec les siens que loin de ceux que l'on aime. Mieux vaut parfois mourir soi-même, que de voir ses proches tomber et nous laisser seul.
Dans un mois, le Rwanda commémorera de nouveau ses morts, cette période sera lourde et pesante encore une fois. La gestion de la mémoire au Rwanda est une affaire complexe. Dans un an, le Rwanda commémorera les 20 ans du Génocide, la réconciliation nationale est toujours en cours et les ressentiments toujours présents.
Je terminerai par une autre citation, celle-ci d'Albert Camus dans La Chute : « Les hommes sont pauvres en intention. Ils croient toujours qu'on se suicide pour une raison. Mais on peut très bien se suicider pour deux raisons ». Vice versa
J'ai un problème ! Un pas un grave mais qui est handicapant malgré tout et je ne sais pas vraiment d'où cela vient : je fais des fautes d'orthographes, et des vraiment moches ! Les lecteurs assidus du blog se sont déjà aperçu que je ne l'étais pas à ce niveau là. C'est bizarre justement de faire autant de fautes d'orthographe. Dans l'absolu, je suis un grand lecteur depuis ma plus tendre enfance, j'ai suivi l'école assez longtemps pour que l'on puisse dire de moi que je ne suis pas analphabète. Les règles d'orthographe et de grammaire je les connais dans leur majorité et quand je lis un texte avec des fautes d'orthographe je les remarque et je trouve que cela dommage, ça décrédibilise les propos. Et malgré tout ça je fais des fautes hallucinantes !
L'autre jour sur Facebook je me suis relu et ai vu cette horreur : « CETTE ARTICLE »... je crois que ça se passe de commentaire. Je le sais et pourtant je ne comprends même pas comment mes doigts aient pu taper cela. Mes professeurs ont parlé de fautes d'inattention, pour sur ! Je plaide coupable, largement coupable à ce niveau là. Mais ce que je ne comprends pas c'est que je me relis, oui vraiment ! Outre le fait que je trouve cela chiant comme la pluie, j'essaye de m'y tenir. Ça n'a pas toujours été le cas, nombreuses parmi mes copies ont été rendues sans relecture.
Je suis à la recherche de moyens mnémotechniques (celui là, je savais déjà comment il s'écrivait) afin de ne plus oublier ces règles et je regrette de ne pas avoir été plus attentif à l'école. Je trouve que c'est difficile de s'intéresser à ces leçons quand on a qu'une dizaine d'années. Je me souviens avec horreur des leçons de grammaire, le livre hideux et les textes qui faisaient peur. Et pourtant je me souviens d'avoir étudié un passage du Seigneur des anneaux. C'était un cours sur les champs lexicaux et les adjectifs. Gimli (le Nain) faisait visiter une merveille d'architecture bâtit par son peuple, à son ami Legolas (l'Elfe). La description y était dense et riche et pourtant, la seule chose dont je me souviens de cette leçon, est la magnifique illustration d'Alan Lee qui accompagnait ce texte, même pas du sujet du cours. Je ne parviens pas à l'expliquer, inattention, immaturité,... Je ne sais pas, probablement les deux.
Si vous tapez "collège le semnoz" sur google image, vous verrez cela sur la première page, saurez-vous me retrouver ?
Il y a aussi une personne à laquelle je ne peux m'empêcher de penser, c'est au professeur. J'ai eu le même professeur de français au Collège pendant 3 années, 3 sur 4 ! C'était beaucoup surtout que sans être un mauvais prof il n'était pas du tout bon pédagogue. Je me rappelle de ma rentrée en 6ème, c'était sa première année au collège à lui aussi. Il nous avait sorti un magnifique « moi, j'ai été professeur en université et je n'ai jamais eu d'élèves aussi jeunes et ça ne m'intéresse pas ». Je me souviens de ce discours, extrêmement décourageant pour un élève et pourtant, je sais qu'aujourd'hui encore il enseigne toujours dans ce même collège, et cela va faire 20 ans ! J'espère de tout mon cœur qu'il a changé son approche.
Par contre, là où je lui en veux vraiment, c'est qu'un jour, en 5ème ; ma façon d'écrire ne lui convenait pas. A cette époque j'étais plutôt fort en maths avec plus de 15 de moyenne, alors que j'avais aux alentours de 11-12 en français. Il m'avait alors annoncé que je ne serai jamais capable d'aligner correctement trois mots par écrit et que je ne serai jamais un littéraire... Comment peut-on oser dire un truc pareil à un gamin qui, sans être bon, est loin d'être mauvais ? Je me souviens encore de ses paroles parce que j'avais fini par les faire miennes, je n'étais pas un littéraire et n'en serai jamais un. Il valait mieux que je me consacre aux maths (ce qui est complètement con car cela revient à dire que les matheux ne savent pas parler ou écrire correctement). J'étais mauvais en français, c'était normal, j'ai donc arrêté de réviser activement cette matière puisque de toute façon je n'étais pas fait pour ça.
Comme il s'est trompé ! Comme il m'a trompé ! Mettre un gosse influençable dans une case !, dès l'âge de 12 ans ! Les cours de français occupaient 5 heures dans l'emploi du temps, chaque semaine 5 heures c'est long. Le français est trop important et à cet âge là, les années sont longues... interminables... Je me souviens du calvaire d'aller en cours, déjà que l'adolescence n'est pas la meilleure partie de la vie (pour moi, de loin la pire) si en plus on ne peut compter sur les adultes dits « référents », le quotidien peut vite virer au supplice.
Au final il n'a peut être pas tellement influé sur ma trajectoire de vie, j'ai réussi correctement un Bac Eco, plus honorablement ma licence d'Histoire (matière littéraire manifestement) et brillamment mon Master 2 (mention bien), toujours en Histoire. Les commentaires positifs du jury ont été : « nous avons beaucoup aimé votre façon d'écrire votre mémoire, c'était rafraîchissant au milieu des autres ». Avec un commentaire comme celui là, ma première pensée est malheureusement allé vers ce professeur de français. Mais oui, finalement il avait tort, à 24 ans j'avais tué le « père » et m'étais émancipé de cette phrase prononcée plus de 10 ans plus tôt : « tu ne seras jamais un littéraire »...
Mais si je fais des fautes d'orthographe ce n'est pas de sa faute, ça c'est sur.
Ps : ce matin dans un article (c'est ce qui m'a inspiré l'article en fait) j'ai lu ces mots : « vice versa ». Vous saviez vous que ça ne s'écrivait pas : vice ET versa ? { Page précédente } { Page 1 sur 17 } { Page suivante } |
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