L'oeil de l'éléphant

Apupulengue

12:34, 30/01/2011, Bangui .. 0 commentaires .. Lien
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Après avoir fréquenté les boîtes de nuit de Bangui pendant quelques mois, j'ai opéré une longue pause car en 12 mois je n'y suis finalement allé qu'une seule fois, hier marquait donc mon retour en boîte de nuit. Mes premières fois étaient marquées par mon étonnement de me retrouver l'objet de nombreuses convoitises de la part des pupulengués (papillons de nuit en langue sangö). Le temps a passé et finalement j'ai regardé ces filles d'un tout autre œil. Il y a bien évidemment de nombreuses nanas qui cherchent à ne pas rentrer seule le soir et qui trouvent de quoi subsister dans l'argent que leur donne le prince d'une nuit pour payer le taxi. Il y en a évidemment quelques une qui ne montre pas beaucoup de scrupules et qui tentent de ramener des souvenirs à la maison, soit... Mais parmi elles il y a désormais, sans les appeler des amies, des camarades de jeu. Mon plus grand plaisir lorsque je vais en boîte de nuit et bien c'est de danser, jusque là rien de très original mais ce qui est chouette c'est que la danse (surtout la mienne) c'est quand même une façon extraordinairement primaire de communiquer. Avec les gestes et les déhanchés on peut ajouter le regard. Hier par exemple j'ai pris mon pied avec mes potes (filles ou garçons) en bougeant simplement au rythme de la musique (pas très bonne d'ailleurs). C'est pleins de complicités que nous avons ensemble passés un très bon moment, la nuit s'avançant vers le petit matin, notre espace de jeu s'est agrandi et c'est avec encore plus de mouvements incontrôlés que nous nous efforcions de maintenir la cadence. Cela va sans dire que ce n'était pas forcément très beau à voir mais c'était assez délirant à faire. Je risquerai pas ici d'en faire une description car il en est des miracles de l'alcool qui font que même couverts de sueur, nos démarches pataudes me semblaient du plus bel effet, sur le moment. Le sourire me vient en y repensant mais qu'est ce qu'on devait avoir l'air bête.

Pour revenir donc aux effets conjugués de l'alcool et des pupulengués, hier au soir j'ai passé un excellent moment car c'est sans inhibition aucune qu'à certains moments je me suis retrouvé à danser avec ces papillons là. Que ce soit zouk ou dance c'est assez à deux que j'ai dansé. Et vraiment ce qui est chouette c'est que même dans les moments les plus suggestifs il n'y avait là pas moins que le plaisir de deux jeunes gens de danser ensemble et passer un simple moment sans ambiguïté. De ma courte expérience d'homme de la nuit, il nous est bien impossible, à nous mâles, de passer de tels moments en France. Le moindre mouvement vers la gente féminine lorsqu'elle est sur la piste de danse s'accompagne très souvent d'un mouvement à l'identique, c'est à dire dans la même direction, chose magnifique de la physique, ces corps ne se rencontreront donc jamais... Mais ici à Bangui, les filles qui viennent en boîte viennent pour danser et parfois avec des garçons, ça tombe bien, les garçons qui viennent en boîte viennent pour danser et parfois avec des filles et là... la rencontre peut avoir lieu. Et pour moi, cette rencontre sans ambiguïté m'a permis de passer une excellente soirée et comme il était prévu, je suis rentré en compagnie de mes amis et c'est seul que je me suis endormi. Alors aujourd'hui un gros big up à Lolita et Paris qui sont les personnalités de la nuit parmi les plus connus de Bangui mais qui malgré ce mode de vie qui n'est pas le mien me font toujours rire et sont sans chi-chi et s'assument complètement. Du coup ça m'a donné envie de sortir plus fréquemment. Ah Bangui, ses délices charnels...

 


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