L'oeil de l'éléphant

Tanougou

16:42, 23/04/2011, Tanougou .. 0 commentaires .. Lien
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Après avoir été ébloui par les animaux du parc de la Pendjari nous remettons définitivement les pieds dans la voiture et roulons de nouveau pour sortir du parc. Les 35 kilomètres que nous faisons sont avalés en plus de trois heures... et pourtant il n'y avait aucun bouchon à l'horizon. Nous sommes simplement venus en aide à une voiture, de touristes comme nous, qui avait je ne sais plus quel problème. Les chauffeurs ont fabriqués une corde de fortune pour la remorquer. Seulement cette corde de fortune n'a pas arrêté de céder et comme elle était fragile nous roulions très très lentement. Ce fut une véritable sinécure car dès que la route était légèrement en montée le poids du 4x4 en panne cassait le lien. Je ne sais combien de fois il fallu refaire le nœud. Je ne suis pas fier de moi mais j'ai véritablement voulu qu'on laisse la voiture là et que son chauffeur monte avec nous pour aller chercher de quoi réparer, ou de quoi remorquer. C'est tout à fait égoïste de ma part mais c'était trop long, il faisait trop chaud et on perdait vraiment énormément de temps. Au bout du compte nous sommes quand même arrivés à la sortie du parc et nous avons laissés les touristes (italiens en plus... c'est bon, c'est une blague) pour foncer vers notre prochaine destination.

Il s'agissait d'une chute, celle de Tanougou. Le guide annonçait plus de vingt mètres de haut. A peine arrivés nous chansons nos vêtements de chasseurs d'animaux sauvages en ceux plus adéquat de complet estivants : tongs, maillots de bain et serviettes (de bain forcément). Ainsi vêtus nous parcourons rapidement les quelques mètres qui nous séparent du délicat ruissellement de l'eau. C'est un peu déçu qu'on arrive devant un petit bassin, fort joli mais dont les trois mètres de chute laissent un peu sur notre faim, c'est vrai que l'eau dans le bassin est bien noire, est-ce lui qui fait les vingt mètres de profondeur ? Je commence quand même à observer les lieux pour voir d'où on peut sauter et en fait nous repartons aussitôt et continuons notre marche en remontant le cours d'eau. Nous escaladons donc les pierres mouillées et moussues... et définitivement j'aime pas du tout quand ça glisse, tout le monde semblait bien gérer ça mais là... pouah... vraiment j'aime pas, c'était casse gueule et que je sois pieds nus ou en chaussures de marche, quand ça glisse je ne gère pas du tout.

Heureusement il n'a pas fallu marcher longtemps pour atteindre LA chute de Tanougou. Les vingt mètres de hauteur y étaient, vingt-sept apparemment !! Et là ça ne rigole plus, le bassin était énorme il faisait bien 70-80 mètres de large et l'eau en tombant faisait un boucan du tonnerre !! C'était assourdissant mais pas suffisamment pour ne pas y aller alors ni une, ni deux on s'est tous retrouvé à moitié à poil et on s'est jeté dans la grande retenue d'eau. C'était génial !!! Elle était fraîche juste ce qu'il faut pour que le cœur commence à s'emballer pour prévenir que le corps va se retrouver en hypothermie. Sans déconner c'était revigorant et ça a permis d'enlever toute la crasse du voyage depuis le parc et de refroidir le sang qui était bien monté à force de subir le remorquage. L'endroit était idyllique, imaginez les plus gros clichés de la forêt tropicale et mettez-y une source d'eau douce... voilà, c'est bon vous avez le paysage dans ses grands détails. Maintenant laissez rentrer les poncifs d'Hollywood : une île déserte au milieu de l'océan, un bateau qui s'échoue, quelques survivants qui se demandent comment ils vont tenir sans eau douce, une expédition à travers la jungle et là... ils découvrent un lieu enchanteur qui leur permet de reprendre espoir... Et bien nous, nous étions dans les mêmes dispositions avec seulement la meilleure partie : le lieu enchanteur, et c'est déjà pas mal !!

 

On s'est vraiment régalé là à se rafraichir. Deux jeunes hommes nous ont même offerts une petite acrobatie, ils se sont jetés à l'eau en escaladant d'abord la paroi. Déjà rien que pour ça je leur tire mon chapeau d'eau, la paroi détrempée de mousse gorgée d'eau a été vaincue sans aucune difficulté. Ensuite, ils se sont placés tout au bord de la chute et ils ont sauté... l'un après l'autre. Et bien, une chute de vingt cinq mettre c'est très long. On se demandait quand ils toucheraient l'eau. Une fois que ce fut fait, le bruit fut assourdissant. Un gros « clac » qui même une fois étouffé par l'eau retentit encore de manière grave, une sorte de « smourp » qui finit en voix de Barry White. C'était très impressionnant et franchement, je m'en suis voulu d'avoir peur de monter car la descente me tentait bien !!

 



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