L'oeil de l'éléphant

Survival

13:36, 19/11/2012, Nyamasheke .. 0 commentaires .. Lien
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INSTALLATION ET PREMIER DEPART

Arrivé dans un petit coin de verdure à Nyamasheke, tout au sud du lac Kivu, nous installons notre tente en apprenant que pour les 20 000 FRW (pour nous tous) nous disposons de toilettes, d'eau courante et d'un petit abri. Ravi de ces conditions, mis à part des premiers problèmes avec notre réchaud à pétrole, nous nous endormons tôt, à l'abri et motivé pour la journée du lendemain demain.

A 5h45, les randonneurs que nous sommes se réveillent, telles de petites fourmis habiles et agiles nous nous attelons à chauffer de l'eau (qui ne bouillira jamais), faire un brin de toilettes, petit déjeuner, ranger la tente, laisser propre derrière nous et nous nous mettons en marche. Il est 7h10, nous avons pris un peu plus de temps que prévu mais c'est pas mal. Nous marchons 30 mètres et là, Cécile nous annonce que quelque-chose s'est renversé dans son sac, étant donCa sent le pétrolené qu'elle porte le réchaud nous pensons tous au pétrole. Ça ne manque pas et le dos de notre camarade est trempé, nous retournons donc à l'hôtel pour faire un peu de nettoyage et pour finalement se séparer du réchaud en faisant une croix sur le thé chaud et sur quelques soupes et nouilles pour nos repas du soir. Cette magnifique et enivrante odeur de pétrole nous suivra (surtout Cécile) tout le long de notre parcours.

 

DEUXIEME DEPART

Ayant vu un panneau indiquant le « Congo Nile Trail » juste avant notre camp, nous poursuivons cette route là. Comme il avait un peu plu cette nuit le chemin en terre que nous empruntons est boueux mais pas seulement, il ressemble à une magnifique patinoire, mais une belle, faite pour le patinage de vitesse, presque complètement lisse et uniforme.Rainin in Paradise, c'est donc à toute petite vitesse et à pas mesurés que nous avançons très prudemment. Après une quinzaine de minutes de cette cadence, le chemin s'améliore peu à peu, un habitant nous croise et nous demande où nous allons comme ça, orgueilleusement je lui réponds « Kibuye » (à 60 kilomètres de là, au nord). Dans un Kinyarwanda (langue du Rwanda) excellent il nous fait comprendre que ce n'est pas trop la direction, dans un Kinyarwanda ridicule je lui demande par où il nous faut passer, il nous montre alors la route d'où nous venons. Une rapide observation des lieux s'impose et Dimitri observe très judicieusement que le lac Kivu se trouve à notre gauche et à notre droite, dans le meilleur des cas nous nous trouvons dans un bras de terre. Nous rebroussons chemin et retraversons avec presque plus de dextérité la patinoire qui n'a pas fondu entre temps. Nous remercions chaleureusement notre guide qui nous a évité une trop grande perte de temps.

 

TROISIEME DEPART (et dernier départ de la journée)

C'est à 8h que nous passons devant notre camp de base et posons le pied sur une route fraîchement goudronnée. Cette route est construite par les chinois pour rejoindre les villes de Cyangugu et de Kibuye à terme. Elle sera notre support pédestre pour quelques temps. Nous commençons vraiment. Au programme de la journée c'est une quinzaine de kilomètres, parmi les plus beaux de tout le Trek apparemment. La météo de la matinée : temps gris, pluie fine, température fraîche mais idéale.

Les mètres et le temps s'égrainent sous nos pas, les abazungus (appellation des étrangers) scandent notre marche. Tout le long de cette route bitumée nous rencontrons les différentes étapes de la fabrication du macadam, du terrassement, du nivellement,... La matinée va se passer ainsi, tranquillement, les sacs se faisant lourds mais nous restons stoïques et nous allons à la rencontre de nos points de repères les uns après les autres.

Sud-Kivu     


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