L'oeil de l'éléphant

Le Tangawissi ou jus de gingembre

14:06, 30/05/2010, République Centrafricaine .. 0 commentaires .. Lien
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L'été arrive et je vous propose une des nombreuses recettes du jus de Gingembre. Quand il fait chaud c'est toujours agréable d'en avoir un peu dans ses réserves, mais attention ça ne se garde pas des semaines, de toute façon ça fait tellement de bien que ça ne reste pas longtemps au frigo.

 

Recette à titre indicatif :

 

-Prenez 1 kilo de gingembre que vous épluchez. N'hésitez pas à enlevez les trop petits morceaux qui dépassent. Ecrasez-le ou pilez-le pour en récolter le jus. Les plus flemmards (il y en a, et j'en fais partie) peuvent le passer au mixeur.

 

-Ajoutez-y de l'eau, environ 2 litres, ça diluera une partie du piquant, vous pouvez ajouter ¼ de litre de jus de fruit frais (orange ou ananas par exemple), pour nos petits palais de blanc le goût n'en est que meilleur.

 

-Laissez reposer une heure ou deux puis enlevez le dépôt d'amidon.

 

-Rajoutez du sucre, ce que vous voulez en fonction de ce que vous aimez. A titre d'exemple moi j'en rajoute pour l'équivalent de 2 ou 3 cuiller à soupe.

Vous pouvez aussi mettre 1 ou 2 gousse de vanille entière.

 

-Versez le mélange dans une bouteille et mettez le tout au frais.

 

Ça se boit nature ou mélangé avec de l'alcool fort (rhum par exemple). N'hésitez pas à rajouter un peu de sucre directement dans le verre.

 

Vous voilà bien préparé pour affronter l'été. Le gingembre peut aussi se manger dans les plats de viande, plutôt viande blanche (personnellement j'ai un faible pour le porc).

 



Les prénoms du quotidien

22:58, 4/05/2010, République Centrafricaine .. 0 commentaires .. Lien
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Depuis bientôt 9 mois que je suis dans le pays, j’ai rencontré pas mal de gens pour le travail et des juste comme ça. Il y a quelque chose d’extraordinaire ici : c’est les prénoms. Il y a un mélange entre les différentes cultures locales, notamment en fonction des ethnies ; un mélange de culture française mais aussi une histoire de surnom.

 

            Les cultures ethniques apportent des prénoms inconnus pour moi. Je peux citer Bouba, Anicet, Asso, Awa, Bathio, Koyas, Mamadou, Didace, Yamsa, Ousmane, Abdoulaye, Oden, Ali, Seng,… Je n’ai absolument aucune idée de ce qu’ils veulent dire ou à quoi ils correspondent mais ça fait partie du dépaysement et c’est génial de le vivre au quotidien.

 

            Un autre dépaysement me ramène quelques dizaines d’années dans le temps. Les vestiges de l’occupation française ont laissés des prénoms plutôt occidentaux : Firmin, Augustin, Boniface, Guy-Lucien, René-Patrice, Célestin, Gladys, Cyriaque, Davy, Derrick, Elotaire, Félicien, Flavien, Flora, Florine, Francis, Ghislain, Gustave, Honoré (en plus il est boulanger, je rappelle que Saint-Honoré est leur saint patron), Juliano, Mirabelle, Mireille, Moïse, Ninon, Natacha, Octave, Prince, Reine, Régis, Roselin, Simplice, Peggy, Sylvère, Tanguy, Teddy, Innocent, Alain-Martial, Anselmine, Dieudonné, Dieubéni, Bienvenue, Modeste, Jude, Fidèle, Ambroise, Alphonse, Jean-Bientôt, Jean-Marcel, Armand, Gaston, Anatole, Léon, Auguste, Casimir, Abel, Zack, Ludwig, Théophile, Robert-Roland, Remy-Henri, Arsène, Armèle, Sylvèstre, Yvon-Ben, Jeanne de Chantal, Conan (un de mes potes expat’ a eu l’honneur d’être le parrain d’un petit garçon, du coup son père lui a donné le nom de famille comme prénom), Ange-Cavin (le deuxième prénom se prononce comme Kévin), De Gaulle, Lionel Jospin, Pompidou, Giscard-D’estaing, Jeanne d’Arc,… Je ne livre ici bien sur que les prénoms et ils sont souvent portés par des jeunes. Pour les rapports avec nos hommes politiques c’est souvent du fait d’une visite ou d’un évènement important ayant eu lieu le jour de la naissance. Les vieux prénoms ont un charme fou, il faut les entretenir, si jamais j’arrive à recueillir 366 prénoms différents, je fait un calendrier !!

 

Et pour les surnoms que certains se donnent, c’est soit en accord avec leur métier soit qu’on leur attribue. J’ai rencontré un vendeur de poisson qui se présente comme Martin Pécheur.

J’ai aussi une anecdote par rapport à un surnom. J’étais au dans mon bureau quand un des responsable passe voir mon supérieur et dis bonjour à un de mes collègues en l’appelant : « mort ». Je tique et fronce mon sourcil droit. Aussitôt le super chef parti je demande à mon collègue pourquoi on l’a appelé ainsi. Il me confirme bien que le surnom était bien « mort » et m’explique qu’un jour il a eu un grave accident de voiture. Par chance il était seul, gravement blessé il est resté sur le carreau plusieurs minutes. A tel point que les témoins l’on cru mort. Et il s’est finalement relevé, gravement blessé mais bien vivant. Depuis ce jour, certains l’appellent donc « mort », comme ça… je pense que c’est pour conjurer une sorte de sort. J’aurai déjà trouvé étrange que les témoins l’appellent comme ça, mais ce qui m’étonne le plus, c’est qu’une des plus hautes personnes du ministère le surnomme ainsi. Il ne me semble pas que ces deux là soient intimes et pourtant, le surnom est resté. Ces histoires me fascinent, personnellement je n’imagine pas mes supérieurs m’appeler Gus et encore moins d’un surnom encore autre, vraiment captivant. Pour parler justement de moi il y a d’ailleurs quelques incompréhensions par rapport à mon surnom, quand je me présente sous le pseudonyme Gus, certains ne comprennent pas forcément. Du coup on m’appelle aussi bien Gus, Gust ou Auguste. Je vous assure que ça embellie une journée, ça donne aussi l’impression d’avoir différentes attaches avec certaines personnes, une histoire particulière… un début de skyzophrénie ?



Crossroads

22:22, 6/03/2010, République Centrafricaine .. 0 commentaires .. Lien
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Je pars demain (dimanche 7 mars) à 5h30 du matin en direction de la ville de Bambari (environ 6h de route). On y passe la journée et lundi nous filons direction Rafaï (8h). Cette dernière est le centre géographique (théoriquement et idéologiquement) de l’Afrique (au moins francophone). Nous ferons ensuite les 900 kilomètres vers Bangui en 10 jours. Au programme il y aura un joueur d’orgue de barbarie et de très nombreuses animations culturelles (danses et chants traditionnels,…). Je serai de retour sur Bangui le vendredi 18. Mais l’aventure ne s’arrêtera pas là puisque des concerts auront lieu à l’alliance française et au stade 20 000 places.

Mon rôle est donc de tenir un journal de bord de cette folle aventure mais aussi de la gestion de la sonorisation du spectacle de notre joueur d’orgue. Encore une riche expérience qui s’offre à moi !! Je vous raconterai tout ça en détails.

 

Prenez soin de vous.

 

Gus

 

Ps : Lien vers le site de l'artiste en cliquant sur la photo.



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