L'oeil de l'éléphant

La solidarité au Rwanda – Umuganda

16:37, 18/05/2012, Kigali .. 0 commentaires .. Lien
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Mardi dernier, dans l'après-midi, il y a eu une très très grosse pluie sur Kigali. Une vraiment très violente, avec des trombes d'eau, des gouttes qui s'écrasent sur les toits de tôle, ce bruit qui résonne dans les bâtiments et qui me faisait dire que j'étais bien d'être chez moi, au chaud et à l'abri ; que j'avais de la chance. Et effectivement car, de la chance, il y en a qui n'en n'ont pas eu.

Je vous avais déjà parlé de l' « Umuganda » au Rwanda. Cela se passe une fois par mois et les rwandais sont à la disposition de l'umudugudu (quartier) pour réparer, aménager et nettoyer leur environnement. En général cela se passe une fois par mois, le dernier samedi matin de chaque mois. Mais en mai il y en aura plusieurs, cette décision a été décrétée mardi par le gouvernement. Cette semaine il y aura deux Umuganda, le premier c'est mercredi matin pour tous les volontaires, il s'agit de réparer les dégâts les plus urgents et les plus graves. Le deuxième c'est ce samedi, celui là est obligatoire et permettra de rendre service à ceux qui ont le plus souffert de cet orage.

Quoi qu'on en dise, c'est quand même une belle leçon de citoyenneté.  



A quoi ressemble Kigali ?

15:55, 30/01/2012, Kigali .. 3 commentaires .. Lien
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Drôle de question et surtout question un peu difficile en fait. S'il fallait résumer la ville en un seul mot, celui que je choisirai serait dénivelé. Je n'invente rien, le Rwanda est surnommé pays des milles collines, ce qui est certain c'est que ce surnom est partiellement faux, mille... c'est trop peu, il y en a des milliers. Le pays entier est constitué de collines et Kigali n'y échappe pas.

Après ça, le deuxième mot serait coquet ou chatoyant. Les rwandais prennent grand soin de leur capitale (et pas seulement d'ailleurs). La ville est balayée du soir au matin par une horde d'agents municipaux. Malgré la saison sèche actuellement, Kigali reste verdoyante et très fleurie. On voit tout le spectre de l'arc-en-ciel parmi la végétation, les arbres et les fleurs rivalisent pour offrir leurs plus belles couleurs. Les jardiniers ne sont pas en reste pour agrémenter les rues de la capitale. Aucune n'y échappe d'ailleurs, que l'on soit dans les riches quartiers résidentiels, les quartiers administratif, commercial ou populaires. La flore est très présente et donne l'allure trompeuse de petite ville provinciale mais il n'en est rien.

Il s'agit d'une véritable capitale, peuplée mais très soignée. En journée nous avons toujours sous les yeux les collines voisines qui sont recouvertes d'habitations. Cette impression de surpopulation est accentuée le soir lorsque le soleil s'est couché. La lumière naturelle est remplacée par celle des néons, la ville en est complètement submergée. Les routes éclairées en orange lézardent cette mer d'écume blanche. Si l'on navigue sur ces voies, ce n'est que pour apercevoir au détour des hauteurs, l'infinie prolongation cette étendue lumineuse, cela n'en finit pas.

En cette saison dès que le soleil repointe le bout de ses rayons c'est pour commencer à chauffer la terre. L'écume lumineuse est alors remplacée par les vapeurs spectrale du brouillard. À 7 heures du matin il est en général entièrement dissipé, seul reste une petite brume. Cette petite brume hante, depuis mon arrivée, ma vision du Rwanda. Le temps n'est que très rarement clair et l'on a toujours l'impression d'y voir flou. Lorsque la nuit tombe, que les travailleurs sont rentrés chez eux et que les moto-taxis sont les derniers véhicules à hanter encore les routes, la ville est alors fantomatique. En moto je me fais l'impression d'être seul au monde, une l'impression d'errance entre vie et mort, immortel malgré tout, intouchable.

En journée c'est très différent, les rues sont surpeuplées de 4x4 et de motos, très difficile de s'évader dans les rues de Kigali, ce serait d'ailleurs mortel de perdre sa concentration ne fut-ce qu'un instant. Ici, la route appartient à tout le monde mais comme souvent c'est le véhicule le plus gros qui est prioritaire. Difficile de flâner, le meilleur moment pour découvrir les charmes du paysage intra-kigalien c'est le dernier samedi du mois. Mais pourquoi ce jour ? En fait il n'y a aucun rapport avec Canal +, le Rwanda pratique une très intéressante mesure sociale. Le dernier samedi du mois, tous les rwandais doivent des heures de travail à l'État. Ce service civique est institué depuis de très nombreuses années, il s'appelle Umuganda. Ceux qui souhaitent s'en dispenser peuvent payer une taxe, je n'en connais pas vraiment les détails mais vu que tous les commerces de la ville sont fermés ces samedi là, il est clair que une très grande majorité y participe.


Pour revenir à la physionomie de la ville, les collines de Kigali sont toutes séparées par des marais, cours d'eau oblige. En plein cœur de la ville, ils sont nombreux à être légèrement asséchés et transformés en jardin. Mais plus on s'éloigne, plus ceux-ci sont cultivés. Ces oasis de verdure offrent un peu de sérénité dans le vacarme de la ville. Car oui, la ville est assez bruyante. Il y a la circulation bien sur, mais il y a surtout les travaux. Le centre-ville de Kigali est destiné à accueillir de très nombreux « petits grattes-ciel » d'ici 2020. Il paraît qu'en un an les changements sont frappants. En trois mois je n'ai pas encore reçu de coups mais j'ai effectivement l'impression que cela va très vite. A mon arrivée le gigantesque futur hôtel de ville était recouvert de bâches vertes protectrices. Comme l'automne chez nous, le feuillage commence à tomber. Puis une fois que le bâtiment laissera apparaître le gris du béton, il se parera de céramique et de vitres. Espérons que ces surfaces survivront au temps et n'apparaîtront pas désuètes car la ville est inondée de ces matériaux, une impression de salle de bain géante.

Pour résumer je trouve que Kigali est une belle ville, ses habitants prennent soin d'elle et les ordures sont peu visibles. Probablement une cause de la densité, il n'y a pas de place pour le luxe des déchetteries à ciel ouvert un peu partout. Bien sûr je n'ai pas encore été au cœur des quartiers mais la première impression concerne la sérénité. L'urbanisme semble contrôlé, au détriment de la vie. Kigali est bien sage, sa voisine Bujumbura est très différente, moins belle peut-être mais plus vivante, une question de sécurité et de mentalité.

 

Bon allez, comme je suis pas vache j'ai quand même mis des photos : ici



C'est l'histoire d'un expat'...

16:30, 14/01/2012, Kigali .. 1 commentaires .. Lien
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 Il vit loin, très loin de chez lui, sa famille, ses amis, son amour, tous sont à plusieurs milliers de kilomètres de là où il se trouve et il ne peut s'en prendre qu'à lui. La question n'est pas vraiment là, il s'agit plutôt de voir comment il compose avec tout ça, comment il compense.

C'est très simple, quand on est loin de chez soi, soit on déprime, soit un se recréé un petit coin douillet. Nous passons tous par cette phase, en tout cas au moins une fois dans notre vie. À partir du moment où nous partons de chez nos parents il y a toujours une petite fracture, c'est un des moments où l'on commence à se sentir adulte, grand. Oh il y en a bien d'autres dans la vie, moi par exemple, je crois qu'un des moments où j'ai quitté l'enfance c'est quand j'ai arrêté de manger des céréales avec du lait au petit déjeuner, j'ai basculé de l'autre côté, je suis passé au café/thé avec tartines et confiture. Ça m'a foutu un coup quand je l'ai réalisé. J'étais devenu un grand, définitivement un grand, un grand pour toujours.

Il y a des moments comme ceux là qui passent en douceur et il y a les plus violents, émotionnellement je veux dire. La première fois où j'ai mangé seul, devant un mur tout blanc, sans musique, sans télévision, sans ordinateur, juste moi, mon plat et... c'est tout. On mange seul, on s'entend mâcher, on s'entend soupirer, on se voit seul faire la vaisselle... Ça fait partie des moments de solitude, je crois que c'est vraiment ça. Être adulte c'est aussi être seul, on est responsable, on est indépendant, on est libre mais on est quand même vachement seul.

Quand on est adulte, on a le droit d'être en couple c'est très beau mais ça cache aussi la solitude et le plaisir d'être avec soi. Je pense qu'avant d'avoir une vie à deux épanouie, il faut d'abord savoir s'entendre avec soi même. Savoir se supporter, notamment quand on est devant un mur blanc, face à un plat de pâtes avec seulement de la sauce tomate et pour seul accompagnement musical, le délicieux bruit des voisins qui parlent un peu trop fort. Seul, on a vite fait le tour de la conversation et c'est là que ce joue l'enjeu de l'âge adulte. Être responsable de s'entendre avec soi.

Je m'éloigne un peu de mon sujet car aujourd'hui je voulais parler de jardinage, « mais quel est le rapport ? ». C'est très simple, aujourd'hui je suis devenu un peu plus grand.

Pour recréer mon fameux chez moi j'ai décidé d'innover par rapport à tous les chez moi que j'ai connu. Il faut dire que c'est la première fois depuis des années que je vis avec un jardin. En fait ça fait dix ans et quand j'avais l'âge que j'avais (oui oui) je n'étais pas très intéressé par les capacités gardéniales (hum), gardéniennes (?), je m'explique.

Entrée du salon au centre et la plante suspendue

Quelques jours après mon arrivée à Kigali, j'ai décidé de m'occuper un peu de cultiver ma propre nourriture et d'agrémenter mon espace vital de quelques jolies plantes par ci, et par là. Ca m'a pris un petit moment de : -me décider à regarder le jardin sous l'angle d'un cultivateur, -acheter des graines, -acheter des outils, -désigner un endroit pour le potager, -trouver une pépinière, -attendre que les travaux dans la concession soient terminés et enfin, -m'y mettre. Donc tout cela a pris deux petits mois et c'est ce matin que je m'y suis mis

.

la partie qui reste à aménager

Par chance je n'étais pas tout seul dans l'affaire, avec mon futur coloc nous avions déjà achetés deux plantes à mettre en pot : un ficus benjamina (celui que tout le monde connaît en fait) et un arecaceae (un palmier tout simple). Donc avec mon ami John, on est allé dans une belle pépinière et on s'est choisi une belle plante à suspendre (ça vous avance hein... je retrouverai le nom) et quatre plans d'une plante grimpante. Tout ce qu'on a pris fait des fleurs. Bon j'arrête avec des descriptions qui n'en sont pas vraiment et je passe dans le vif du sujet.

En tant qu'apprentis-jardiniers nous avons décidés d'aménager le jardin en essayant d'avoir du goût. La première chose à laquelle nous nous sommes attelés c'est de visiter le jardin en tant que paysagiste et nous avons décidé de faire un premier espace de plantes grasses pour faire un peu aride. Donc nous sommes allés à la chasse au cactus (qui pousse sauvagement ici), au bambou (nous n'avons pas pu obtenir un pied potable), à l'aloès et aux pierres (aridité oblige). Quelques ampoules et cloques plus tard nous savourons une bonne Mutzig (bière) devant le travail accompli. Il reste encore beaucoup à faire, il n'y a plus qu'à s'occuper des 90 % du reste du jardin, sans compter le potager (qu'il ne fasse pas le malin celui là, c'est le prochain sur la liste). En attendant que nos mains guérissent nous allons intellectualiser tout ça. Alors si vous avez des petites idées de déco, nous sommes preneurs ; bassin de poissons ou fontaine sont à écarter.

Donc voilà, aujourd'hui je suis devenu un peu plus adulte. Je suis maintenant suffisamment grand pour m'occuper de plantes ; Vivement l'étape suivante !! 

ps : je voulais mettre la photo de notre espace aride mais elle ne veut pas charger, j'en entends déjà qui vont dire que nous n'avons rien fait.



Départ du Rwanda (quoi déjà ?)

20:17, 24/11/2011, Kigali .. 1 commentaires .. Lien
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Voilà désormais quinze jours exactement que j'ai posé le sol dans cette partie de l'Afrique centrale et ce n'est que mon deuxième article. J'avoue j'ai quand même été assez pris. C'est justement le sujet de cet article.

 

Juste avant, je vais m'expliquer sur le changement du titre du blog. Après avoir été centrafricain il aurait été logique que je sois rwandais, ou du coup africain. C'est idiot mais je trouvais que ça ne sonnait pas tout à fait bien alors j'ai switché. L'idée est assez simple en fait, on dit que le continent africain ressemble au profil d'un éléphant. Les pays bordant le golfe du Guinée serait l'oreille et le bout de l'Afrique-du-Sud serait le bout de sa trompe, après c'est à vous de travailler. Du coup l'œil de l'éléphant... et bien... à vous de voir pourquoi j'ai choisi ça...

 

Reprenons, j'ai donc été occupé car une réunion de travail m'attendait au Burundi, à Saga-Nyanza plus précisément. Je ne parlerai pas ici du contenu, ce n'est ni l'adresse, ni le lien... (ok, la blague est naze). Donc c'est très simple pour aller au Burundi c'est exactement comme pour aller dans n'importe quel pays du monde. La première des choses à faire c'est de faire une demande de visa. Et là bonne surprise, nous devons rester cinq jours, le visa le plus court est de trois jours, donc 30 $, heureusement ce n'est pas 10 $ dollars la journée, mais le visa suivant c'est 30 jours et c'est 90 $ !! Donc nous voilà arrivé à l'Ambassade du Burundi avec obligation de payer en dollars, et pas en Francs rwandais. Nous voilà donc, mon compère John (pour respecter son anonymat on l’appellera ainsi tout au long du blog, pourquoi John ? Bah parce que c'est plus facile à retenir que Clément... ah zut!!).

Donc John et moi partions à la recherche d'un bureau de change pour choper des dollars, c'était ma première fois et ça s'est très bien passé et y a rien à faire mais ces billets sont quand même vachement classe, notamment les petits billets « Benjamin Franklin ». Donc une fois les 90 $ (le signe aussi est pas mal non plus) en poche nous retournons à l'Ambassade du Burundi.

Petite digression pour vous dire que c'est un beau bâtiment, une belle villa de trois étages avec un jardin nickel, où il n'y a pas une herbe qui n'est pas à sa place et où les bosquets de fleurs peuvent rivaliser avec des feux d'artifices tellement ils sont colorés et que les différentes variétés se battent pour sortir du lot. Vraiment très beau mais je pense que vous comprenez pourquoi je ne les ai pas pris en photos, bâtiment officiel oblige.

Bref, retour aux visas, à part le fait que nous avons laissés des photos d'identités (qu'on avait oublié à la base), nous avons pu les récupérer dès le lendemain et ça c'était bien sympa. Ensuite, il a fallu s'occuper des billets de car pour rejoindre Bujumbura. Cette partie là était un vrai changement par rapport au Centrafrique car les cars qui faisaient les liaisons entre les différentes villes n'ont été mis en service qu'au cours de ma seconde année de mission, et comme ils étaient toujours surpeuplés j'avoue que je n'ai pas voulu les tester. Ici, c'est bien réglementé et le service est opérationnel. Pas plus d'une personne par siège et pas de bagages sur le toit, malgré ça le voyage était quand même bien sympa car après une toute petite heure de trajet (même pas) nous voilà en panne.

Nous roulions tranquillement, avec le bus qui penche légèrement (trop) dans les virages, la boîte de vitesse qui grince énormément, et des montées qui se montent à fond de deuxième, quand un bruit strident sort du moteur. Plus le bruit perdait d'intensité, plus on avait l'impression que le moteur se dégonflait, sensation assez étrange. Le chauffeur serein, freine le véhicule, descend de son siège et du véhicule et ouvre le capot. Il semble chercher quelque chose et semble surtout ne pas le trouver. Qu'à cela ne tienne, il quitte son poste d'observation et continue la montée tout seul... dans le car personne ne s'affole et un à un nous descendons et allons nous dégourdir les jambes. Pendant ce temps, le chauffeur continue de marcher sur la route et disparaît au premier virage... Avec John, on s'est demandé ce qu'il faisait jusqu'à ce qu'on le voit de loin, déposer des branches sur la route... Ah bah oui... ça vaut le coup d'avertir les autres usagers qu'il y a un car en panne en haut d'une côte et surtout en sortie de virage... heureusement qu'il y en a qui ont un cerveau. En redescendant il a passé un coup de téléphone pour avertir la compagnie de car que nous étions en panne, à partir de là, on savait qu'on en avait donc à peu près pour une heure.

Finalement il a trifouillé un peu sous le capot et à finit par sortir une petite trompette en métal argenté, bien brillante... Non... il déconne... le problème c'est pas le klaxon... et finalement, après une heure d'attente en plein soleil... Le mécanicien arrive, regarde sous le capot, retourne à sa voiture, prends un tube de colle, retourne vers le moteur, mets la main dans le cambouis (enfin pas vraiment), tire violemment et jette ce qu'il a en main dans le fossé... L'objet du délit ? Une sorte de compresseur qui permet à l'air de circuler vers... le klaxon !!! Nous sommes restés une heure en plein cagnard pour un problème de klaxon !!! C'était génial !! On était mort de rire avec John (ah sacré John). Et puis on est reparti... tranquillement nous avons atteint la frontière et jusque là... rien à dire...

 

Dans le prochain épisode, le voyage au Burundi !! Et comme dans les mauvaises séries, vous pourrez avoir un avant-goût de ce que l'on a véçu John et moi en cliquant ici.

 

Une plaine, un cours d'eau, des collines, le Rwanda



Depuis l'autre côté du monde

12:20, 12/11/2011, Kigali .. 3 commentaires .. Lien
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Il paraît que j'ai la tête en bas... J'avoue que c'est difficile de le réaliser, il paraît que l'eau s'évacue dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, c'est difficile de le réaliser mais j'ai fait l'expérience et il semblerait que l'on ne nous ai pas menti, il paraît que l'on voit l'autre côté du ciel stellaire (c'est pas très français), c'est difficile de le réaliser. Alors s'il y a quelqu'un qui sait à quoi ressemble la croix du sud (et où elle se trouve) qu'il veuille bien m'en tenir informé.

 

Ce que je sais par contre c'est que vu du ciel cette partie de l'Afrique est admirable. Le vol entre Paris et Addis Abeba (capitale de l'Ethiopie) s'est fait de nuit alors j'ai pas vu grand chose. Grâce à l'escale à Entebbe (ancienne capitale de l'Ouganda) j'ai pu voir mes premières images de cette Afrique centrale de l'est, ou Afrique de l'est centrale, comme vous voulez. Quoi qu'il en soit, elle est montagneuse et verdoyante. Comme Entebbe se trouve au bord du lac Victoria j'ai pu voir un paysage magnifique et même en hauteur les rives tanzaniennes du lac Victoria me paraissaient bien lointaines.

A peine le temps de s'élever au dessus des nuages que l'avion a amorcé son atterrissage vers Kigali. Vu d'en haut c'était déjà magnifique, le tout était vert, très vert, un vert sombre, riche et chaleureux. La terre était presque noire, tellement elle était marron. D'en haut les collines n'étaient pas faciles à repérer. Les routes et les rivières donnent une impression de désordre magnifique à cette vision. Comme ceux-ci suivent le dénivelé, leur allure tranche avec celle bien ordonnée des champs cultivés et des chenaux d'irrigation.

A l'aéroport tout s'est bien passé ; atterrissage, passage de douane, récupération des bagages et accueil par deux de mes collègues. La température sans être fraîche est douce et depuis que je suis arrivé il fait plutôt nuageux. Là, le temps se couvre, la pluie approche et grise la colline d'en face. Je pense que le rideau de pluie va m'empêcher d'aller faire mes premières courses cet après-midi.

vu du jardin depuis ma chambre

Kyovu... Remera... Kybuye... Kimironko... Cyangugu... Kimisagara... Byumba... Kacyiru... Butare... Ca me fait un petit effet auberge espagnole cette affaire... Des tas de noms qui s'invitent dans mon esprit et qui s'accrochent, qui se chantent, qui se mélangent et qui bientôt auront chacun une histoire précise.

En attendant c'est confus mais ça commence à prendre du sens. KYOVU, le « u » se prononce « ou ». Donc Kyovu, c'est l'endroit où j'habite. C'est une maison blanche plantée sur la colline, bon ok, elle n'est pas tout en haut mais on y a un beau panorama sur la colline d'en face. J'y ai une petite chambre où il n'y a pas beaucoup de rangement, un lit une place, un bureau et une grande salle de douche et toilettes. Ce qui est sur c'est que je n'y resterai pas longtemps car dans deux mois, soit je change de chambre (il y en a quatre dans la maison, toutes occupées pour le moment) soit je change de maison où j'irai près du nouvel Institut français. On verra bien.

Ma chambre à mon arrivée. Sur la gauche et qu'on ne voit pas, il y a un bureau

Quoi qu'il en soit, il y a une petite terrasse qui permet de se mettre à l'air libre mais pas au soleil, il y a un petit jardin qui est bien entretenu mais qu'on ne peut pas vraiment investir. A l'heure où j'écris (12h42) il n'y a pas d'ombre du tout malgré les grands arbres alentours. Si j'y reste, j’accommoderai un peu tout ça pour en profiter un maximum, j'aimerai bien me faire un petit potager par exemple, bref... on verra.

 

Je sens que je vais être bien ici.

 



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