L'oeil de l'éléphant

Va je ne te hais point !

15:17, 20/05/2011, Bangui .. 0 commentaires .. Lien
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C'est plein d'humour et surtout plein de vrai :

Article publié dans "La Fraternité" N°0017 du 19 mai 2011. L'auteur se surnomme Zembla.

Il faut cliquer juste ici pour télécharger l'article.



Reprise

19:34, 16/04/2011, Bangui .. 0 commentaires .. Lien
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Voici ici un article que j'ai déjà publié il y a déjà plus d'un an. Je le remets car j'ai contacté le dessinateur Didier Kassaï pour qu'il l'illustre. Donc voici en lien les dessins qu'il a réalisés pour mon intention : lien ici

et voici donc le texte : "Les papillons de nuit" dans son intégralité

 

Je ne me recycle pas dans la chanson française à la Cindy Sanders. Là je vais parler d’un truc bien plus profond, un sujet sérieux qui touche chaque être au plus profond de lui: « mon sex-appeal ». Vous me connaissez, il n’y a pas plus beau gosse que moi, pas plus sympa, pas plus intelligent et puis bah je suis le meilleur, n’épiloguons pas plus. Ce qui est extraordinaire dans ce pays c’est que les gens d’ici ont l’air d’être déjà au courant, la preuve dans l'exemple qui suis :

L’autre soir en boîte de nuit (habitation particulière bien connue en France, en RCA c’est pareil à une exception près, j’y reviendrai), je suis de sortie avec Samuel et avec sa copine Charlotte, nous dansons ensemble un petit moment et nous nous amusons bien. Comme je tiens clairement la chandelle je pense à m’écarter du joyeux couple et rejoins la piste. Donc je danse un peu tout seul tranquillement avec ma grâce habituelle, pour ceux qui ne se la représentent pas cela fait penser un peu à la danse de Chandler (de Friends) lorsqu’il est heureux. La grâce réincarnée que je suis se retrouve seul mais pas pour longtemps, en effet, de très nombreuses jeunes demoiselles centrafricaines (les fameux papillons de nuit) ayant eu vent de la venue d’El Magnifico (soit moi-même) se placent de part et d’autres de ma personne. C’est ici que se trouve la différence notable entre les discothèques françaises et centrafricaines. Ici, il y a peu de garçons à part quelques Mounjous avec des intentions bien précises, enfin, vous imaginez lesquelles…Donc je dansais tranquillement et de chaque côté de mon intégrité je vois des demoiselles qui essayent délibérément d’attirer l’attention du beau gosse que je suis. J’ai énormément du mal à retranscrire ce qu’il s’est vraiment passé mais bon… on va tenter :

-Ambiance : musique de boîte avec du boom boom et quelques percus africaines

-Une piste de danse chargée mais pas trop

-Des spotlights dignes des soirées disco les plus enfiévrés

-Un gus légèrement en transe grâce à la Vodka-Citron (avec du vrai jus de citron, pas amer pour un sou, un régal, une découverte !!).

Le Gus se trémousse donc à contre-temps, balançant ses bras d’avant en arrière (à l’européenne) et le bassin de gauche à droite (à l’africaine). Il a le style et toute la boîte a les yeux rivés sur lui, toute non, mais presque. En tant que mâle blanc en puissance il est une cible privilégiée pour bon nombre de demoiselles aux mœurs bien légères.

Le Gus est donc dans le moov et les filles tentent désespérément d’accrocher son regard. Le Gus n’est tellement pas dans ce trip là et lorsqu’un regard a été accroché il tourne aussitôt la tête dans la direction opposée. Avec ce procédé le Gus est l’auteur d’une nouvelle danse mais lorsque le Gus est encerclé, que chaque point cardinal est occupé par une demoiselle, il est bien difficile de continuer à danser en gardant son intégrité intact (oui-oui). Lorsque enfin toute la boîte est autour du Gus et qu'il devient impossible de se trémousser sans accrocher une paire de seins ou de fesses, il quitte la piste de danse en soupirant d’orgueil (il le sait, il est le plus beau, sinon pourquoi toutes ces filles seraient près de lui ?).

Il s’assoit près de Samuel qui bizarrement n’a pas subis les mêmes affres que lui (il est nettement moins beau et la présence de son amie n’est en rien une justification). Heureusement pour le Gus, son ami Sam lui a commandé une petite vodka-orange. A la droite du Gus se trouve donc Sam qui sirote un truc par ci par là. D’un coup, deux papillons de nuit s’installent de part et d’autre de nos personnes. A la gauche du Gus : une demoiselle avec un décolleté qui n’en était pas un (quand il y en a plus dehors que dedans ça s'appelle comment ?) s’assoit à côté de moi, pose une main sur le haut de ma cuisse, une autre dans mes cheveux et là annonce qu'elle est juste là pour être amie (mais bien sur !!). Petit signe de tête pour lui signifier la beauté de son geste étant donné que je suis coincé entre Sam et elle et que je ne peux vraiment plus partir. Elle m’a coincé, moi, fair-play, je l’écoute se présenter en évitant le plus possible ses seins qui essayent étrangement d’être toujours dans mon angle de vue. Et d’un coup, Sam (le lâche) se faufile et me laisse entre les deux demoiselles, je l’aurai bien suivi mais je voulais me reposer et siroter un peu ma vodka. Mais là, venue de nulle part, une autre demoiselle prend la place illico de Sam. Me voilà donc encerclé par trois papillons de nuits qui virevoltent de la même manière que le feraient des phalènes autour d’une ampoule. Chacune me tapotant l’épaule (quand j’ai de la chance) pour attirer mon attention et en savoir un peu plus sur moi. Je ne suis sauvé que grâce à la délicate attitude de Sam qui surgit hors de la piste de danse et m’agrippe (il faut au moins ça) pour me tirer hors de leurs griffes (ongles en plastique très longs et très manucurés).

Le problème c’est qu’il ne faut jamais laisser un camarade seul derrière et ma pauvre vodka encore pleine de vie m’en a voulu. Malgré ses appels lancinant et entêtant j’ai réussi à tenir encore un peu sur la piste de danse mais son appel fût plus fort d’autant que les papillons de nuit ont semblé déserter notre emplacement. Quel fou ai-je été de penser ça, quel naïf. A peine mon postérieur, objet de tant de convoitises, s’est installé sur les coussins près de ma chère vodka peu rancunière, que d’un coup d’un seul deux papillons ont illico ressurgit pour se placer de part et d’autre. Mes excès m’ont permis de tenir le coup un petit peu, j’ai pu fumer et boire un peu tranquille mais quand la cigarette fut terminée, il était difficile d’avoir toujours le regard autant inspiré. Impitoyables, les demoiselles ont recommencé leurs danses gestuelles et leurs palabres à mon intention. Je ne fus sauvé que grâce à Charlotte quelques minutes plus tard qui, voyant ma détresse, s’est jetée sur moi et me sortie du bourbier dans lequel je délaissais une nouvelle fois ma vodka. C’est la dernière fois que je l’ai vu, les évènements suivants mon empêchés d’aller chercher ma bonne amie, cela m’en coûtait trop, je ne suis qu’un lâche.

Je ne referais pas la description de la piste de danse mais le bal est le même : éviter absolument d’accrocher un regard pour ne pas se retrouver avec une reine auto-proclamée de ma personne. Donc je dansais seul à mon accoutumé sur un air de Salsa. Et comme ici non plus ça ne se danse pas seul je faisais toujours un peu tâche sur cette piste de danse. Mais là se produisit l’incompréhensible. J’ai été happé par une toute petite main qui m’a emmené virevolter autour de la personne à laquelle elle était accrochée. Cette petite main toute blanche appartenait à une toute petite personne, toute blanche aussi, que je n’avais jamais vu. Et voilà le plus grand moment de ma vie : « Oyez Oyez mes fidèles compagnons et ouvrez bien vos esgourdes une blanche est venue trouver votre fidèle serviteur en discothèque ». Et oui !! cette chose que l'on pense inimaginable en France et que vous ne connaissez pas ça vous devez bien m’envier mais c’est la plus stricte vérité. Après avoir dansé un moment sans trop ouvrir la bouche, je commençais avoir un trop plein de paroles et j’ai eu besoin de sortir pour faire connaissance avec cette étrange créature qui est venue elle aussi me sortir des griffes des papillons de nuit. Nous avons parlé du Centrafrique et de ses mœurs, du changement de monde auquel nous sommes bien résignés de philo, de littérature, de la théorie des cordes et de la relativité et... chacun est rentré chez soi. Voilà votre fidèle serviteur de retour chez lui au chant du coq après avoir passé une excellente soirée à danser, à danser pour surtout ne rencontrer personne. Mais oui, ici quand on s’assoit on est mort. Je remercie mes compagnons qui m’ont sortis à plusieurs reprises des embûches dans lesquelles mon insidieuse vodka m’appelait. Mais je ne regrette rien, je sais que c’est mon charme et pas la taille de mon portefeuille qui ont incité ces filles à s’intéresser à mes plus beaux attributs. En me glissant dans mon lit j’ai béni le ciel d’y être seul (ce n’est jamais gagné d’avance) et me suis endormi avec des projets pleins la tête : prochainement j’irai voir le lever de soleil sur la plaine de l’Oubangui, cette fois il va falloir danser avec les patrouilles militaires. Mais d’abord je me renseignerai pour savoir s’ils aiment la danse !!

 



La pluie des mangues

16:33, 26/03/2011, Bangui .. 0 commentaires .. Lien
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parce qu'il y a des curiosités qui valent la peine d'être racontées


Décembre et janvier marquent le début de la saison sèche. Comme son nom l'indique il arrête de pleuvoir et l'air devient plus sec, la sensation de chaleur est alors moins importante. Ce sont des mois agréables à vivre même si le manque d'eau se fait quand même sentir. Depuis la fin du mois de janvier la saison sèche continue mais en étant quand même plus arrosée. Une à deux pluies par semaine, voilà un peu ce qui se passe. Cela continue ainsi jusqu'au milieu du mois de mars où il se passe un truc de dingue.


Et cela s'est produit la semaine dernière, dimanche passé pour être plus précis. J'étais couché car c'était encore le petit matin et il s'est mis à pleuvoir. Oh rien de bien méchant, rien d'inhabituel non plus. Comme ce début de journée était un peu frais (oui oui), je me suis enroulé dans mon drap pour essayer de reprendre ma nuit là où je l'avais laissée. Cela fut bien impossible car la pluie s'est faite de plus en plus forte et le bruit sur mon toit en tôle fut rapidement assourdissant. Je suis donc sorti de mon lit pour aller observer un peu cette pluie. Cette pluie a un nom particulier, c'est « la pluie des mangues », elle a toujours lieu à cette période de l'année et a un caractère différent des autres. Cette pluie intervient toujours après plusieurs semaines de sécheresse. Elle vient laver toute la poussière de latérite qui s'est déposée pendant ces longs mois, elle apporte également une dernière fraicheur aux mangues et leur permet de murir un dernier coup. La pluie a duré toute la matinée, ce qui est assez rare ici. La fraicheur, voire la froideur, s'est prolongée jusqu'au lendemain et ça nous a fait le plus grand bien. Imaginez donc... entre 20 et 25 degrés pendant 48 heures... un vrai mois de mars.


Dès le début de la semaine, les rues de Bangui ont été parcourues de nombreuses personnes qui, perche à la main, se baladaient à la recherche des mangues les plus mûres. Il faut les voir avec des bâtons de plus de quatre mètres de longs parfois, essayer de détacher les mangues de leur fine branche. Il faut être extrêmement agile car ces perches ont à leur extrémité des petits paniers qui servent à recueillir la mangue une fois décrochée. Oui forcément, si la mangue tombe de quatre mètres elle sera difficilement vendable. Ce petit manège dure depuis deux semaines et va donc continuer encore un peu. Ces mangues là sont les meilleures, bien fraîches...

Et pour la petite histoire, il faut bien faire attention lorsque l'on marche dans la rue car il arrive souvent que les mangues décident d'elles-mêmes de se décrocher et là gare à ne pas être en dessous. Il nous est tous arrivé de voir une mangue tomber à un mètre juste devant nous... et ça... c'est bien la preuve qu'il existe un bon Dieu. Une belle mangue fait quand même plusieurs centaines de grammes.


 



Oh! It's Been a Long Time, But We're Glad You Came

20:35, 13/02/2011, Bangui .. 0 commentaires .. Lien
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Ce matin Bangui a la gueule de bois, les gens errent dans la rue comme des blessés sur un champ de bataille, c'est d'ailleurs ce à quoi ressemble la ville, un véritable champ de bataille. Les rues sont dévastées, les branches des manguiers cassées gisent encore à terre, la boue recouvre la majeur partie des routes goudronnées. Les pistes de latérite sont défigurées par les torrents d'eau, de boue et de déchets qui ont coulés ; le passage des pick-up sur le sol encore humide à creusé de grosses tranchées. Ces chemins sont à retracés, comme après la guerre, on reconstruit. Cela a déjà commencé, dès le petit matin les gardiens/balayeurs ont formé de petits tas de feuilles et de branches que les agents municipaux ramasseront au cours de la journée, voire de la semaine dans les zones les moins proches du centre-ville. Pour le moment, ils s'affairent à récupérer toutes les branches qui entravent la route, chaque chose en son temps, petits efforts combinés.

Mais les séquelles sont présentes, sur la route du bureau le travail de tout le monde a repris, mais tous sont hagards. En moto j'ai failli renversé des gens, ils traversent en regardant partout l'étendue des dégâts. D'autres ont les yeux baissés, ils repensent à l'état de leur propre concession... Combien de grosses branches sont tombées ? Combien de toit se sont envolés ? Combien de murs se sont écroulés ? Combien de litres d'eau ou de boue se sont se sont déversés en plein milieu des salons ? Toutes ces questions que je ne me pose pas ne me laissent pas indifférents et je suis forcément indulgent face à ces gens qui ont la tête en l'air. De toute façon je ne roule pas vite, malgré le travail des déblayeurs, des branchages sont toujours au milieu de la route. Moi aussi je dois avoir l'air un peu perdu sur mon deux roues. Drôle d'ambiance à Bangui en ce lundi matin... Ça me fait repenser à la réponse à la question du comment ça va ? « Comme un lundi. »...


Oh oui ce lundi va... mais par contre la nuit du dimanche au lundi a été quelque peu chamboulée. J'ai été réveillé par le bruit des branches qui s'agitent au vent, ici la pluie est toujours précédée par de très fortes bourrasques de vent. Comme l'orage qui s'annonçait les rafales étaient puissantes. Aussitôt réveillé je me lève pour fermer les fenêtres, ce n'est pas la peine de récréer l'œil du cyclone dans mon appart ouvert aux quatre vents. Aussitôt je me recouche et me rendors. En train de somnoler, le bruit des premières gouttes de pluie me fait sortir de ma torpeur... pas suffisamment pour me déranger ou susciter d'autre mouvement de ma part que de changer de position en me retournant simplement. Je re-somnole jusqu'à ce que la violence du raffut des grêlons sur le toit en tôle ne m'incite à aller voir l'étendue des dégâts. Et là c'est la surprise, peut être un peu la déception. Les moustiquaires qui closent chacune de mes fenêtres sont gorgées d'eau... Chaque espace laissées par les mailles de nylon sont occupés par les gouttes de pluie. Le raffut est énorme au dessus de ma tête et ma vision de l'extérieur est complètement brouillée par ce voile d'eau que je ne peux percer. C'est la même impression étouffante que d'être dans une voiture complètement embuée... on a beau passer sa main sur les vitres, la condensation se fait instantanément et l'on est comme prisonnier de l'extérieur. Prisonnier de ma bulle auditive et visuelle je prends le parti de me recoucher tout simplement puisque je ne peux assister au spectacle. Les grêlons ne semblant pas rétrécir le bruit persiste et après quelques minutes à tourner et retourner dans mon lit sans pouvoir ôter de ma tête l'image du martèlement que provoque les glaçons sur ma tôle bientôt ondulée. Devant cette situation extrême mettant en péril mon sommeil... je me retourne une dernière fois et pioche deux boules quiès et me les enfourne dans les esgourdes. C'est bien mieux et largement suffisant pour étouffé le vacarme et me permettre de m'endormir sur les deux... oreilles.


C'est donc le lendemain au petit levé que l'air frais m'envahis au sortir du drap. La journée s'annonce fraîche mais quelque peu voilée. Le soleil fait son apparition au dessus du Congo démocratique avec une couleur qu'on ne trouve pas en France, il est couleur papaye. De son côté l'air semble clair alors que si l'on tourne la tête vers la ville l'atmosphère se fait plus lourd. Ce n'est qu'en prenant la route que je réalise donc pleinement les dégâts. Par chance seule la rue a pleinement souffert de cette tempête, mes collègues n'ont répertorié aucune destruction dans leurs concessions respective et ce quelque soit le quartier où ils habitent. Par chance nous avons donc passé la même nuit, exposé à l'intensité de l'orage mais à finalement suffisamment à l'abri pour en « apprécier » la beauté.




Apupulengue

12:34, 30/01/2011, Bangui .. 0 commentaires .. Lien
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Après avoir fréquenté les boîtes de nuit de Bangui pendant quelques mois, j'ai opéré une longue pause car en 12 mois je n'y suis finalement allé qu'une seule fois, hier marquait donc mon retour en boîte de nuit. Mes premières fois étaient marquées par mon étonnement de me retrouver l'objet de nombreuses convoitises de la part des pupulengués (papillons de nuit en langue sangö). Le temps a passé et finalement j'ai regardé ces filles d'un tout autre œil. Il y a bien évidemment de nombreuses nanas qui cherchent à ne pas rentrer seule le soir et qui trouvent de quoi subsister dans l'argent que leur donne le prince d'une nuit pour payer le taxi. Il y en a évidemment quelques une qui ne montre pas beaucoup de scrupules et qui tentent de ramener des souvenirs à la maison, soit... Mais parmi elles il y a désormais, sans les appeler des amies, des camarades de jeu. Mon plus grand plaisir lorsque je vais en boîte de nuit et bien c'est de danser, jusque là rien de très original mais ce qui est chouette c'est que la danse (surtout la mienne) c'est quand même une façon extraordinairement primaire de communiquer. Avec les gestes et les déhanchés on peut ajouter le regard. Hier par exemple j'ai pris mon pied avec mes potes (filles ou garçons) en bougeant simplement au rythme de la musique (pas très bonne d'ailleurs). C'est pleins de complicités que nous avons ensemble passés un très bon moment, la nuit s'avançant vers le petit matin, notre espace de jeu s'est agrandi et c'est avec encore plus de mouvements incontrôlés que nous nous efforcions de maintenir la cadence. Cela va sans dire que ce n'était pas forcément très beau à voir mais c'était assez délirant à faire. Je risquerai pas ici d'en faire une description car il en est des miracles de l'alcool qui font que même couverts de sueur, nos démarches pataudes me semblaient du plus bel effet, sur le moment. Le sourire me vient en y repensant mais qu'est ce qu'on devait avoir l'air bête.

Pour revenir donc aux effets conjugués de l'alcool et des pupulengués, hier au soir j'ai passé un excellent moment car c'est sans inhibition aucune qu'à certains moments je me suis retrouvé à danser avec ces papillons là. Que ce soit zouk ou dance c'est assez à deux que j'ai dansé. Et vraiment ce qui est chouette c'est que même dans les moments les plus suggestifs il n'y avait là pas moins que le plaisir de deux jeunes gens de danser ensemble et passer un simple moment sans ambiguïté. De ma courte expérience d'homme de la nuit, il nous est bien impossible, à nous mâles, de passer de tels moments en France. Le moindre mouvement vers la gente féminine lorsqu'elle est sur la piste de danse s'accompagne très souvent d'un mouvement à l'identique, c'est à dire dans la même direction, chose magnifique de la physique, ces corps ne se rencontreront donc jamais... Mais ici à Bangui, les filles qui viennent en boîte viennent pour danser et parfois avec des garçons, ça tombe bien, les garçons qui viennent en boîte viennent pour danser et parfois avec des filles et là... la rencontre peut avoir lieu. Et pour moi, cette rencontre sans ambiguïté m'a permis de passer une excellente soirée et comme il était prévu, je suis rentré en compagnie de mes amis et c'est seul que je me suis endormi. Alors aujourd'hui un gros big up à Lolita et Paris qui sont les personnalités de la nuit parmi les plus connus de Bangui mais qui malgré ce mode de vie qui n'est pas le mien me font toujours rire et sont sans chi-chi et s'assument complètement. Du coup ça m'a donné envie de sortir plus fréquemment. Ah Bangui, ses délices charnels...

 



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