L'oeil de l'éléphant

Vu du hublot

20:42, 9/01/2011, Cotonou .. 0 commentaires .. Lien
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Départ mardi 14 heures et des brouettes de l'aéroport international de Bangui-M'Poko. Comme dans tous les aéroports du monde après avoir patiemment suivis toutes les consignes de sécurité nous attendons dans la salle d'embarquement. Pas grand chose à dire, nous sommes dans le salon V.I.P. (qui est en fait ouvert à tous mais nous y étions seuls), le duty-free est fermé (je ne l'ai jamais vu ouvert) et nous attendons. Et quelques dizaines de minutes plus tard une serveuse vient nous demander si nous allons bien prendre l'avion... un peu étonné nous répondons que oui - elle nous invite alors à embarquer vu que c'est le moment. Nous nous affolons donc un peu et descendons l'escalier qui mène à la salle d'embarquement au pas de course. Et là... au milieu de rien on se fait engueuler par un gars car l'embarquement avait commencé depuis déjà un petit moment, poliment nous nous excusons par un innocent « désolé » et là, ce brave homme nous bave dessus d'un très pertinent « comment ça désolé... ». Dans l'incapacité de répondre quelque chose de plus pertinent, je suis resté coi et suis monté dans le bus. Bien sur... quelques hommes en costume sont montés encore après nous... provenant probablement d'un véritable salon V.I.P., les cols blancs n'ont essuyé aucune remarque. C'est important car je pense que le chaleureux fonctionnaire a bien compris qu'il avait été brusque avec nous et n'a pas voulu répéter la même erreur avec d'autres... ah !! l'amabilité est l'apanage de l'être humain... d'où qu'il soit.

Bon revenons donc dans le bus car le moteur tourne, la clim fonctionne à fond et les portes sont grandes ouvertes alors il ne faut pas le faire attendre et pourtant nous attendons encore... puis les portes se ferment, le bus s'ébroue et parcoure a une allure de ministre les 20 mètres qui nous séparent de l'avion... les portes se rouvrent, tout le monde descend, les portes se referment et le bus va se mettre au garage... 20 mètres plus loin... vous comprenez... il y a un bus... comme à Roissy...


Le vol se passe tout à fait bien et j'en profite pour remercier la très très très gentille hôtesse qui se reconnaitra si elle me lit... Au moment où l'on annonce que le duty-free de l'avion est ouvert, une steward au féminin (c'est pour éviter la répétition) passe près de nous avec le catalogue ouvert. Je lui demande alors s'il y a a vendre d'autres choses que du parfum et des bijoux, notamment du chocolat... Elle me répond extrêmement désolée que malheureusement non... et s'en va, poursuivre sa quête... C'est une fois l'annonce de la fermeture du duty-free que cette merveilleuse demoiselle arrive près de nous et me tend une boite en carton gris (très très banal), j'ouvre et là... devant mes yeux s'amoncelle plusieurs barres chocolatées !!! un Ferrero® rocher, un kit-kat© (des années que je n'en avais pas mangé), des barres Nestlé aux céréales, une petite tablette de chocolat au lait, des trucs qui ressemblaient à des Mars?, c'était super chouette de sa part et c'est tout à fait le genre de chose qui réchauffent le cœur et je pense que c'est en prenant l'avion que Brassens a eu l'idée de la chanson l'Auvergnat. Bref, après un passage éclair à Douala nous décollons vers Cotonou où... suspense... nous atterrissons sain et sauf. Même passage dans le bus climatisé pour un trajet d'une cinquantaine de mètres nous sommes accueillis par les services de santé béninois qui sont gantés de latex et qui portent très esthétiquement un beau masque anti-microbiens, nous voilà bien rassurés mais ces formalités passées nous sortons de l'aéroport et attendons notre hôtesse (encore une autre que nous avons connus à Bangui).

 

 

Comme elle n'a pas été tout à fait à l'heure nous en avons profiter pour prendre la température de la ville en discutant un peu avec un autochtone. Les présentations d'usage accomplies je lui demande une chose essentielle comment dit-on le blanc ? « Yovo ». Comment dit-on le noir « Méwi ». Et comment dit-on merci ? Et celui là je ne m'en souviens plus... ça en dit long... La langue utilisée majoritairement (en plus du français qui est parlé presque partout) c'est le fon. Finalement, Jessica arrive, nous prenons un taxi et là c'est le premier choc... à quelques mètres de nous, un bâtiment jette sur nous ses néons... on peut y lire en gros, en très gros « Erevan »... après quelques secondes d'observation je m'aperçois que l'architecture de ce bâtiment à tout du centre commercial occidental... mais oui s'en est bien un. Et loin d'être dégouté de voir les relents de notre civilisation mercantile j'en suis plutôt époustouflé et complètement envieux. Je ne m'y attarde pas trop non plus et nous rejoignons la rue de Jessica. Nous déposons nos bagages et comme tout assoiffé en terre étrangère nous filons boire une bière dans un petit bar du coin de la rue. Là je découvre la bière locale qui porte le nom de Béninoise, assez rafraichissante bien qu'assez banale. Nous retournons à l'appartement et nous mettons en route pour la préparation d'une spécialité très localisée... une raclette !! Ce fut un très bon moment qui m'a permis de me rapprocher de ma région d'origine (plus d'un an et demi de sevrage au fromage fondu quand même !!). Voilà pour ce premier soir en terre ouest-africaine.

 

 



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