L'oeil de l'éléphant

Le début de la fin

12:10, 12/04/2013, Kigali .. 0 commentaires .. Lien
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Jour pour jour, dans 4 mois je quitterai le Rwanda pour voguer vers de nouveaux horizons. En attendant il faut tirer un petit bilan de cette mission après 16 mois et sur tous les plans c'est un succès !! Autant d'un point de vue personnel que professionnel. Le Rwanda est un endroit manifique où la culture et les rencontres sont très riches. Je vous invite à aller y faire un tour, vous serez bien accueillis.

Et n'hésitez pas à passer par la bibliothèque sur la colline de Kacyiru, près de l'Ambassade des Etats-Unis, vous serez surpris. Au premier étage mon collègue Olivier vous présentera l'American Corner et je vous présenterai l'Espace francophone.



Un jour où l'autre

22:14, 16/03/2013, Kigali .. 0 commentaires .. Lien
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Depuis que je suis expatrié et que je travaille plus ou moins directement pour l'Ambassade de France, certaines dates ont pris de l'importance. Le 8 mars par exemple, le monde entier célèbre la journée des droits de la femme. Cela ne signifiait pas grand chose pour moi et le 20 mars, journée internationale de la francophonie, pas plus. Nous n'avions pas à l'école de célébrations pour ces journées, je me souviens d'avoir participé à un concours sur la résistance mais pas à des célébrations aussi internationales.

Je trouve cela dommage de ne pas permettre aux enfants français d'être sensibilisés à ces questions là. La question sur les droits de la femme et sur l'égalité des genre, s'ils ne sont pas traités en France vont laisser la population dans une sorte de joie béate d'appartenir à une société où l'égalité règne. Ce qui n'est définitivement pas le cas, la différence de salaire, les différences de traitement au quotidien (je pense au machisme, ou au harcèlement), le manquement cruel d'égalité dans la représentation politique. 20 % de députées et de sénatrices ! Au Rwanda la parité au parlement est un fait. 50 % d'hommes, 50 % de femmes. Cela nous montre bien que la volonté politique peut avoir un poids, d'autant plus que la partie n'est pas encore gagnée, cette représentation politique équitable est un pas en avant, mais pas encore le bout du chemin, loin de là.

Bref, une « journée de la femme » célébrée réellement en France aurait le mérite de poser les bonnes questions et de mettre en avant le chemin qu'il reste à faire.

 

Pour ce qui concerne la francophonie, je trouve qu'il peut être sympa de montrer aux enfants que la langue qu'ils utilisent tous les jours n'est pas propre à la France, qu'elle ne leur appartient pas même s'ils la maîtrisent.

Les français ne sont pas les plus nombreux à parler la langue française, loin de là d'ailleurs. Du fait de notre passé colonial, l'Afrique regroupe la majorité des francophones. Et sans rentrer dans la politique je pense qu'il y a de belles choses à promouvoir en participant à ces événements de promotion de la francophonie. Il m'est arrivé en Centrafrique et au Rwanda d'entendre certains français de mes collègues, se plaindre du niveau de langue des centrafricains ou des rwandais. Mais il faut bien comprendre que ce sont ces expressions qui enrichissent le français. Le premier exemple qui me vient à l'esprit est le néologisme des « sapeurs » de Brazza. Il s'agit autant d'une manière de vivre, que de s'exprimer. Les « sapeurs » sont ceux qui accordent de l'importance à la sape, les vêtements. Un article sur Rue89 : http://blogs.rue89.com/les-plans-culture-de-la-redac/2013/01/21/les-sapeurs-de-brazzaville-soyez-elegants-au-lieu-de-faire-la-guerre-229452

Le deuxième exemple qui me vient, et qui montre l'appropriation de la langue de Molière, est cette façon de parler le français emprunt d'un fort respect. En France notre français a évolué d'une certaine manière et dans les pays d'Afrique francophone, le français a lui aussi évolué en gardant de nombreuses expressions et mots qui peuvent nous sembler aujourd'hui désuets. C'est le charme du français, une langue riche et complexe, qui ne se maîtrise véritablement qu'au contact de ceux qui la parle.

 

Défendre le français dans le monde c'est aussi défendre un anticonformisme. L'anglais est beau, facile, fluide et chantant. Il est temps qu''il soit véritablement parlé par les français. Il est d'ailleurs temps que la France s'ouvre sur le monde et sur les autres. L'exception française n'existe pas et nous souffrons d'une réputation exécrable à l'étranger, la faute à notre manière de nous désintéresser de ce qui nous entoure.



un million

16:07, 10/03/2013, Kigali .. 0 commentaires .. Lien
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« Un mort est une tragédie, un million de morts une simple statistique » Wole Soyinka

 

J'ai lu cette citation dans le livre d'Abdourahman A. Waberi « Moisson de crânes », il utilise cette citation de Wole Soyinka, auteur nigérian et prix Nobel de Littérature en 1986. Je ne sais que penser de cette citation, un million, un million, un million... un million ça sonne et ça résonne dans la tête, ça reste sur la langue, quelque soit le sujet dont on parle.

 

Je me souviens d'un professeur d'histoire qui nous parlait des nombres utilisés dans la Bible et l'interprétation que l'on en fait aujourd'hui. Dans l'Apocalypse, les sauvés qui auront accès au paradis seront au nombre de 144 000, soit les 12 000 enfants descendants des 12 tribus d'Israël.

Les estimations du nombre d'humains ayant peuplés la Terre s'élèvent à environ 100 milliards. Autant dire qu'on (je m'inclus dedans) peu de sauvés... En dehors de cette remarque constructive, le professeur nous faisait remarquer que le chiffre de 144 000 était plutôt symbolique, il indiquait la « multitude ». Je suis plutôt de son avis, d'autant plus que les symboles, les images et les paraboles sont courantes dans les textes sacrés. J'en profite pour faire un petit big-up à tous ces intégristes, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent parce qu'il faut vraiment être con pour prendre tout ce qui est dit dans la Bible au pied de la lettre. Je prends juste un exemple très simple que l'on peut lire dans le Lévitique, chapitre 19, verset 19

 

« Tu n'accoupleras point des bestiaux de deux espèces différentes; tu n'ensemenceras point ton champ de deux espèces de semences; et tu ne porteras pas un vêtement tissé de deux espèces de fils ».

 

Alors je ne sais pas vous pour les animaux qui s'accouplent mais pour ce qui est du champ et ce qui concerne les vêtements, y a un paquet d'entre nous qui ne verrons pas le Paradis, moi y compris, je viens de sortir des 144 000...

 

Pour revenir à cette phrase de Soyinka, cela m'a touché, choqué aussi. Ici au Rwanda, on ne voit pas ce million de morts, mais il se sent, il se perçoit. Le Génocide et les guerres qui se sont suivies dans la région pèsent très lourd dans les cœurs des gens que l'on côtoie. C'est dur de dire qu'il s'agit d'une simple statistique quand les familles et les proches de mes amis contribuent à faire de ce million, cette multitude, une réalité. J'ai réalisé peu à peu, en côtoyant cette réalité, mais finalement je suis très loin d'avoir la moindre idée de ce qu'est la réalité.

Rien qu'à voir que depuis deux ans en Syrie, des dizaines de personnes continuent de mourir chaque jour sous les bombes gouvernementales, dans les combats qui opposent rebelles et loyalistes.

Chaque jour les chiffres tombent, ils rythment chaque matin nos petits déjeuners en écoutant la radio, en lisant les journaux ou en regardant la télé. De temps en temps le dynamisme prend du recul en rappelant le total des morts depuis le début des revendications, nous en sommes à plus de 70 000... toujours difficile de réaliser. De comprendre pourquoi ils habitent encore les villes qui sont bombardées, de réaliser comment ils (sur)vivent, comment ils travaillent, comment ils font pour garder l'espoir.

Je me dis que justement il n'y a pas d'espoir, lorsque l'on vit dans ces conditions, on attend le moment où l'on va mourir. L'échappatoire n'existe pas. La maison familiale, cet espace de liberté et de protection illusoire est le seul réconfort. Mieux vaut mourir chez soi, que sur les routes. Mieux vaut mourir avec les siens que loin de ceux que l'on aime. Mieux vaut parfois mourir soi-même, que de voir ses proches tomber et nous laisser seul.

 

Dans un mois, le Rwanda commémorera de nouveau ses morts, cette période sera lourde et pesante encore une fois. La gestion de la mémoire au Rwanda est une affaire complexe. Dans un an, le Rwanda commémorera les 20 ans du Génocide, la réconciliation nationale est toujours en cours et les ressentiments toujours présents.

 

Je terminerai par une autre citation, celle-ci d'Albert Camus dans La Chute : « Les hommes sont pauvres en intention. Ils croient toujours qu'on se suicide pour une raison. Mais on peut très bien se suicider pour deux raisons ».



Taizé à Kigali

17:16, 22/09/2012, Kigali .. 0 commentaires .. Lien
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Oui c'est possible !! Et ça le sera pour le monde entier dès le 14 novembre de cette année.

Mais qu'est ce que Taizé ? C'est tout d'abord un petit village près de Mâcon (quelques dizaines de kilomètres de Lyon), en France. C'est à cet endroit que Frère Roger a fondé la communauté. Suisse de naissance, il s'y est installé en 1940 au début de la seconde guerre mondiale pour « construire une vie commune dans laquelle la réconciliation selon l’Évangile serait une réalité vécue concrètement ». Cette communauté n'a cessé de grandir depuis et elle compte aujourd'hui une centaine de frères. Alors vous allez me dire que les bondieuseries (notamment en ce moment, fin septembre 2012) ça va bien. Oui, sauf que justement, cette communauté est œcuménique, c'est à dire qu'il est possible d'y venir et d'exprimer sa foi quelque soit sa religion. Forcément comme Frère Roger est chrétien (protestant d'origine), il est plus facile pour les chrétiens de s'y retrouver, qu'ils soient protestants, catholiques ou orthodoxes.

 

Frère Roger s'est tourné vers les jeunes, et aujourd'hui ils viennent du monde entier au sein de la communauté pour prier, méditer, réfléchir et échanger entre eux. Le principe est simple, la journée est rythmée par trois célébrations, autour des trois repas. Trois célébrations par jour !!! Jeune garçon de 15 ans, je ne faisais pas le fier. Une plaie... n'y voyant que la prolongation de nos messes dominicales j'ai été refroidi aussitôt arrivé. Mais la magie a opéré, et ce dès la première prière commune.

 

Lors des célébrations, tous les visiteurs viennent à l'église et s'assoient à même le sol, incliné vers la nef, ou sur des petits tabourets caractéristiques. Là, nous attendons que l'ensemble des frères présents à Taizé s'installent dans le cœur de l'église. On regarde, curieux, peu de discussions, beaucoup de monde a les yeux fermés, la méditation commence.

Un nombre s'affiche alors sur des panneaux analogiques disposés dans toute l'église, les habitués ouvrent le carnet que l'on trouve à toutes les entrées et là les chants commencent. Et surprise ! on chante non pas en français, non pas en latin, mais ce premier chant est en espagnol ! Pendant plusieurs minutes nous répétons ces phrases simples sur un air tantôt joyeux, tantôt mélancolique. Le nombre sur le panneau disparaît et cela va marquer la fin de ce premier chant qui aura duré quelques minutes. Une fois celui-ci terminé, un nouveau nombre s'affiche et nous entamons alors un nouveau chant. Celui-là pourra être en anglais, en latin, en hébreux, en portugais, en italien, en swahili, ou en n'importe quelle autre langue parlé par au moins un chrétien. Des lectures des Evangiles, de psaumes ou un message simple d'un frère rythment les célébrations, les prières et les messes. En dehors de ces rendez-vous, les permanents (religieux ou non) de la communauté organisent le quotidien. Ils s'occupent de faire les repas et la vaisselle (pour 40 000 personnes au moment de Pâques ça fait pas mal de pommes de terre), de nettoyer les sanitaires (ce que nous avions fait avec Guiton et Gaëlle lorsque nous y avions passé une semaine), organiser les réflexions sur les textes spirituels le matin, animer les rencontres entre les visiteurs (les carrefours) l'après-midi pour parler de la foi au quotidien, ou d'autres questionnement, pas nécessairement ayant trait à la religion d'ailleurs. Après la prière du soir, nous nous retrouvons en général dans un endroit appelé l' « Oyak » où quelques guitaristes mettent l'ambiance, bien loin des « Kumbaya » et des « Jésus reviens » ; plus près de chanteurs comme Bob Marley.

 

J'y suis allé la première fois quand j'avais 15 ans et les quatre années qui ont suivis, que ce soit pour un week-end ou une semaine. Étudiant à Aix-en-Provence pendant quatre ans j'ai un peu déserté Taizé mais en terminant à Lyon j'ai eu l'occasion d'y retourner une paire de fois. Mais avec mon expatriation à Bangui, puis à Kigali, cela fait maintenant plus de trois ans que je n'y suis pas retourné. Mais la visite providentielle de Frère Luc sur mon lieu de travail m'a permis de reprendre contact avec cette communauté qui m'est si chère.

 

Des rencontres de la jeunesse ont lieu partout dans le monde. Chaque année en Europe, au moment du nouvel an, les rencontres permettent à plus de 30 000 jeunes de se retrouver dans une grande ville. Elles se déroulent sur les autres continents à des fréquences irrégulières. En Afrique, la dernière (et seule pour le moment) à eu lieu à Nairobi, au Kenya, où vivent certains frères de manière permanente. La prochaine va avoir lieu à Kigali, du 14 au 18 novembre 2012. C'est une chance incroyable pour moi (pas que, évidemment) car en plein questionnement spirituel depuis plusieurs années déjà, ces rencontres sont une occasion de renouer avec ma foi.

Ces rencontres hors d'Europe s'intitulent « Pèlerinage de confiance sur la Terre ». Plus de 6 000 jeunes sont attendus et l'équipe est en place depuis quelques semaines pour s'occuper de l'aspect logistique, pour le logement notamment l'entraide fonctionne bien car ils dormiront chez les habitants des paroisses de Kigali et de ses environs. De l'entraide oui, mais il faut la coordonner.

 

Ce qui me plaît à Taizé c'est cette ouverture sur la jeunesse et les aspects de réflexion et de méditation qui permet à la communauté d'être en phase avec le monde d'aujourd'hui. Les frères de la communauté de Taizé viennent du monde entier, lorsqu'ils sont en France, le français n'est pas forcément la langue la plus parlée et cela fait tant de bien de pouvoir sentir que nous faisons tous partie d'un même monde. Le silence a une place à part entière dans les prières et dans les célébrations, il n'y a pas non-plus de dogme, pas de chichi, pas de protocole. A Taizé on vient comme on n'est et on en repars toujours un peu changé.

 



Parce que le quotidien à l'étranger c'est aussi ça

10:21, 14/08/2012, Kigali .. 0 commentaires .. Lien
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 Il y a quelques semaines (déjà!!) j'ai assisté à un concert à Kigali. Jusque là rien d'extraordinaire, sauf que... il s'agissait d'un concert organisé par le Goethe Institut de Kigali en l'honneur d'un très grand musicien traditionnel Rwandais, mort il y a une paire de mois. Athanase Sentore était un grand joueur d'Inanga. L'Inanga est un instrument à corde de plus d'un mètre taillé dans une seule pièce de bois. En vulgarisant c'est comme un immense plateau (désolé pour la comparaison) d'un bon mètre de long sur une quarantaine de centimètres de large et moins de dix centimètres de profondeur. Un peu moins d'une dizaine de cordes sont présentes sur lesquelles, les doigts du joueur ricochent. En y regardant de plus près, les cordes ont l'air très dures, les musiciens que j'ai pu observer semblaient les pincer avec une certaine force, à l'image des cordes d'une guitare basse.

 

Lors de ce concert de nombreux artistes rwandais reconnus se sont succédés sur scène les uns après les autres pour rendre hommage à ce grand artiste. Alors pour que l'on soit clair, je ne connaissais pas ce musicien, ni la majorité des artistes qui se sont produits ce soir là. En les écoutants attentivement je n'ai même pas forcément apprécié plus que cela les musiques jouées. A l'exception de Mani Martin (que j'aime beaucoup), du jeune joueur d'Inanga Daniel, de la chanteuse Shanel (qui n'est plus à présenter au Rwanda et dans les pays limitrophes) et de Mighty Popo ; j'invite ceux qui le souhaite à chercher leurs chansons sur Internet (Youtube notamment) car cela donne un petit aperçu (très subjectif évidemment) de la musique rwandaise contemporaine, enfin celle que j'aime et que je connais.

 

Donc ce n'est pas tellement la musique qui m'a fait vibrer lors de cette soirée mais c'était le sentiment de participer à un événement particulier. Ce concert, bien qu'organisé par le Goethe Institut a été complètement animé et vécu par et pour les Rwandais présents ce soir là.

Que ce soit en République centrafricaine ou au Rwanda j'ai assisté à de nombreuses « représentations » traditionnelles en tant que touriste ou assimilé. Et c'est la première fois que j'ai vraiment senti que ces coutumes n'étaient pas faites pour ce quelles représentaient. Mais bien parce que ces traditions et ces pratiques font parties, non seulement du passé mais aussi du présent du peuple et de la culture rwandais. Les vêtements, les danseurs, les instruments et les chants n'étaient pas ce soir là pour les bazungus (les étrangers).

 

Je vais tenter une comparaison, probablement un peu fausse mais c'est ce qu'il m'est venu à l'esprit sur le moment. En tant qu'européen, ce que je qualifierais de musique traditionnelle c'est ce qu'on appelle musique folklorique avec ses instruments, ses rythmes et ses pratiques. Ayant grandis en Haute-Savoie les souvenirs que j'ai de musiques et de chants folkloriques sont associés à la fête annuelle du Vieux Seynod (nom de la ville dans laquelle j'ai grandis) à laquelle l'école nous faisait participer mais aussi à la fête médiévale d'Andilly (toujours en Haute-Savoie). Ces traditions ne ressortent désormais la plupart du temps que pour leur aspect touristique et beaucoup moins pour leur intérêt mémoriel (il me semble).

 

Et là, ce soir là près du Stade Amahoro de Kigali, j'ai senti que ces célébrations n'appartenaient pas au passé. Elles étaient fêtées car c'est de cette manière que les Rwandais (une catégorie aisée peut-être) vivent de telles soirées. C'est pourquoi j'ai eu l'impression d'être privilégié, d'assister à quelque chose d'exceptionnel (pour moi). J'ai eu à mes côtés une excellente camarade qui m'a permis de comprendre cette soirée et d'en saisir les subtilités, celles qui sont propres à la culture rwandaise justement.

La fête battant son plein, les spectateurs ont entonné des chants, ils dansaient devant la scène et se sont pleinement appropriés la soirée. Le maître de cérémonie (fils d'Athanase Sentore) a dû ensuite leur demandé gentiment de laisser les artistes « terminer ce qu'ils avaient prévus pour eux ».

 

Nous sommes ensuite partis car à partir de ce moment là, les spectateurs se sont définitivement levés et ont entonné des chants polyphoniques et des danses, là, simplement, ensemble. Selon mon amie, « chez les rwandais, quand ça commence comme ça, cela se termine au petit matin ». Nous avons donc quitté la grande tente près du stade. Moi, enchanté par ce spectacle si particulier, me sentant privilégié d'avoir assisté à un cet événement, finalement si... ordinaire dans la culture rwandaise.



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