L'oeil de l'éléphant

Ça piaffe d'impatience

17:19, 17/08/2012, Kimihurura .. 0 commentaires .. Lien
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C'est l'histoire d'un faucon, pas un bébé, plutôt un ado. Mais un jeune. Il vient de tomber du nid, du nid de ses parents même. Ses frères l'ont vu et n'ont rien pu faire. Le plus petit est accusé de l'avoir poussé, il baisse la tête, entrouvre son bec et avoue du bout du bec qu'il l'a un peu aidé à voir le sol de plus près...

Résultat une chute de plus de dix mètres... un miracle qu'il ne se soit pas retrouvé avec une aile ou une patte cassée. Il ne sait pas voler mais il a su déplier ses ailes pour au moins planer un tout petit peu pour amortir sa chute.

   

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est Jean, le jardinier qui l'a retrouvé, au pied de l'arbre qui porte le nid de ses parents. Jean l'a alors recueilli et protégé des chats rôdeurs. Comme il ne sait pas encore bien voler et que ses parents ne peuvent le remettre à l'abri dans le nid (et que nous non plus). Jean décide alors de le garder. Mais l'oiseau apeuré est assez agressif, ses serres et son bec sont tranchants. Jean prend des ciseaux et lui coupe le bout du bec et des serres. Ainsi il ne fera plus mal, au moins pendant le temps que ça repousse.

Guillaume rentre alors et Jean vient tout de suite le voir et lui demande s'il aime les animaux. Guillaume est interloqué, il sent un peu la question piège, il attend un peu avant de répondre, réfléchit beaucoup et lâche du bout des lèvres un petit oui.

Jean lui explique alors ce qu'il s'est passé. Après un bref échange de paroles et de points de vue, les deux hommes décident d'aller acheter un peu de matériel pour lui construire une cage. Mais une grande hein !, comme ça il pourra rester près de ses parents. Ils sauront que le petit faucon est bien traité et une fois qu'il trouvera un bon usage à faire de ses ailes il pourra s'envoler et rejoindre le nid familial. Mais en attendant il faut d'abord que les deux bâtisseurs du dimanche se mettent à l'action.

 

La première cage

Un petit tour en moto plus tard et les deux compères ramènent un peu de bois et un peu de métal. La charpente est vite faite avec quatre piquets plantés dans le sol caillouteux. 4 mètres de grillage pour faire un petit cercle et 2 mètres pour faire le toit. On verra plus tard pour faire quelque chose de plus durable. Le voilà à l'abri et c'est le principal car la nuit commence à tomber et on entend déjà les chats miauler dans tout le voisinage.

 

Pour la nourriture il lui faut de la viande, pour la boisson un peu de lait selon Jean. On va donc commencer par là, Jean le prend entre ses mains, le maintient le bec ouvert et Guillaume verse le lait par petite goutte. Il faudra trouver une meilleure solution car il va pas être possible de lui donner le sein de cette façon matin et soir. On improvise alors un petit abreuvoir dans lequel on verse un peu de lait, il doit être suffisamment âgé pour boire tout seul. C'est avec satisfaction qu'on le voit ainsi baisser la tête et laper le breuvage.

 

Il va vivre ainsi une poignée de jours comme ça. Il survit, il se remplume. Dès que quelqu'un s'approche il reste craintif et s’aplatit, bec contre terre (telle une autruche). Les miettes de pain et de brioche lui font également du bien. Ça va mieux mais sa cage est petite, trop petite.

François et Guillaume décide alors d'améliorer un peu tout ça. Ils fouillent la maison pour mettre la main sur quelques planches et ce qui pourrait permettre de construire un abri un peu plus évolué, un peu plus cosy. Ils prennent deux grandes planches qui feront office de toit à l'épreuve de la pluie. Ils utilisent une petite échelle en bois pour servir de perchoir. Les piquets et le grillage, disposés en arc de cercle vont ainsi entourer son petit terrain de jeu pour qu'il puisse se dégourdir les pattes. On laisse un peu de végétation. Le reste du toit est fait avec le grillage en rabe et permettra de laisser passer un peu de soleil pour que cela le réchauffe.

Il est désormais bien installé pour les quelques semaines qu'il devrait passer en notre compagnie. En espérant qu'il sache assez vite se servir de ses ailes. Mais son premier défi c'est d'arriver à sauter du petit muret sur lequel il se trouve et atteindre son abreuvoir et les miettes de pain de mie qui l'attendent (avant même la fin de la rédaction de l'article il est arrivé à descendre). Lorsqu'il voit un de ses compère dans le ciel il piaffe à tue-tête. Ses parents se posent parfois sur les arbres environnant, ils guettent, ils observent. Moi j'ai peur qu'ils nous sautent à la gorge.

 

Et pour la petite histoire nous cherchons un prénom, moi, j'aime bien José.  

 

PS : Toujours avant la fin de la rédaction de l'article un de ses parents est arrivé avec quelque chose dans son bec (de la viande il semblerait). Le parent s'est posé juste devant la cage, le petit piaffait d'impatience devant son parent qui a malheureusement dû s'envoler sans pouvoir lui transmettre la nourriture. En tout cas, on peut se moquer mais ce qui est sur c'est que le fait qu'il soit encore proche de ses géniteurs permet à tous de "garder contact". Elle est pas belle la vie ?

 



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